Salutations de la part de monsieur Emilio Pisani

Le message de monsieur Pisani, éditeur italien de tous les écrits de Maria Valtorta, a été lu le 20 mai 2017 lors de la deuxième journée nationale française autour de Maria Valtorta, par la traductrice Vittoria Ramondelli du Centro Editoriale Valtortiano :

C’est avec un grand plaisir que je fais parvenir mes sincères salutations à tous les participants de la 2ème journée nationale des amis de Maria Valtorta organisée par l’Association Maria Valtorta, qui a pour président Bruno Perrinet. Voici seize ans, Bruno Perrinet et sa fiancée Anne, qu’il a ensuite épousée, sont venus en Italie pour offrir au Centro Editoriale Valtortiano une forme de collaboration, afin mieux faire connaître les ouvrages de Maria Valtorta en France. L’abbé Pierre Lefèvre, oncle de Bruno, avait introduit les deux jeunes à la connaissance de l’Œuvre de Maria Valtorta. La confiance que ma femme, Claudia, et moi sentions pouvoir mettre en eux n’a pas été déçue.
La France était entrée dans nos cœurs au moment où nous avions connu Félix Sauvage, qui nous offrit la première traduction en langue française de l’Œuvre de Maria Valtorta.
C’était le matin du 27 décembre 1976. Claudia et moi sommes arrivés à Pont-Au- demer, en Normandie, à l’hospice “Albatros”, où Félix Sauvage, qui était déjà âgé, nous a remis les manuscrits de son travail.
Pendant que nous nous éloignions avec les valises, en marchant sous de gros flocons de neige qui tombaient sur la pelouse de l’hospice, lui, du haut de la fenêtre de sa chambre, nous saluait de la main. Un souvenir indélébile.
Félix Sauvage n’a pas vu sa traduction imprimée. Il l’avait presque entièrement écrite à la main et nous avons dû travailler dur pour pouvoir imprimer les livres. Nous avons respecté l’un de ses désirs, qui était la rémunération qu’il avait demandée : donner un titre à l’Œuvre qui soit conforme à la pensée de Maria Valtorta.
C’est donc de France qu’est venu le choix du titre de l’Œuvre de Maria Valtorta, titre qui la définit pour ce qu’elle est réellement. Le même titre est maintenant utilisé pour la nouvelle traduction d’Yves d’Horrer, qui a pu rendre à l’Œuvre le style littéraire valtortien, mis à mal par la version trop “littérale” de Félix Sauvage, auquel appartient cependant le mérite d’avoir fait connaître Maria Valtorta en France et dans les pays francophones.
Fidélité et vérité sont les deux critères sur lesquels doivent être fondés tout service apporté aux Ecrits de Maria Valtorta et toute œuvre de mémoire sur elle comme personne.
La révélation de l’Œuvre n’a pas été un don gratuit tombé du ciel pour Maria Valtorta. C’est elle qui a attiré du Ciel le don de l’Œuvre par un sacrifice total d’amour surnaturel et par l’offrande de ses dons naturels d’observatrice et d’écrivain. Maria Valtorta fut un fondamental et formidable instrument humain, et l’offrande qu’elle fit d’elle-même a été le début de ce que j’aime appeler “l’épopée valtortienne”.
Sans la fidélité et les attentions de Marta Diciotti, qui a pris soin de l’écrivain grabataire pendant toute sa vie ; sans la sainte désobéissance du père Corrado Berti au Saint-Office qui lui avait commandé de leur livrer les cahiers manuscrits originaux pour les enterrer dans les caves du Vatican ; sans le courage de monsieur Michèle Pisani, mon père, qui accepta de publier cette œuvre monumentale dans la période compliquée de l’après-guerre et malgré le risque d’un véto ecclésiastique préjudiciable à son entreprise de typographie, spécialisée dans le monde catholique ; sans tout cela et beaucoup d’autres sacrifices ainsi qu’un énorme travail dans lequel je me suis personnellement engagé dès le début, aujourd’hui le monde ne serait pas peuplé de lecteurs enthousiastes de Maria Valtorta, souvent convertis à une vie nouvelle ; aujourd’hui, les honnêtes chercheurs que nous connaissons - notamment français -, ne pourraient pas être surpris par les incroyables découvertes de leurs recherches sur l’Œuvre de Maria Valtorta dans tous les domaines scientifiques ; aujourd’hui nous ne pourrions pas démontrer notre préparation culturelle dans des conférences et des réunions ayant pour thème Maria Valtorta.
Ce sont là les fruits de l’unité de but que le Père Berti, Marta Diciotti et moi avons eu afin de servir l’œuvre de Maria Valtorta et non pas de nous servir d’elle.
J’espère qu’un esprit de collaboration et non pas d’oppression pourra animer les serviteurs dont l’Œuvre aura toujours besoin.
Voilà mon souhait, que je joins à mes cordiales salutations aux participants de cette 2ème journée nationale des amis de Maria Valtorta.
Emilio Pisani

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