La confession expliquée par Jésus à Maria Valtorta

Synthèse de Jean-Marie David.

Les citations avec les références de type : (1235-1239,1241,1243) ou (1240) proviennent de la version originale italienne de « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé » donné par Jésus à Maria Valtorta.
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Qu'est-ce que le sacrement du pardon ?

C’est la forme visible et manifeste de la réconciliation avec Dieu ; une purification de l'âme qui prépare à la joie.
C’est un acte de guérison spirituelle que Jésus Lui-même a exécuté à plusieurs reprises au cours de Sa vie.
Jésus a transmis à ses apôtres et à leurs successeurs la mission de continuer à pardonner, et il leur a donné pouvoir de le faire en son nom, dans le sacrement du pardon. (1441)

À quoi sert le sacrement du pardon ?

Il nous sert à découvrir nos fautes avec la lucidité que Dieu nous donne.
Lors du sacrement, tous nos péchés sont effacés, pardonnés.
Le sacrement du pardon nous fortifie contre le péché qui nous tente encore, jusqu'à nous en libérer.

Le sacrement du pardon est-il nécessaire ?

Oui, car il nous rétablit dans une relation d’amitié avec Dieu, et dans sa grâce.
En effet, c'est dans cette vie que nous est offert le choix d'accepter la grâce de Dieu.
Le péché véniel compromet la relation de la personne à Dieu. Le péché mortel rompt cette relation.
Seul le chemin de la conversion et du pardon permet d'entrer dans le Royaume éternel, car le péché grave fait perdre ce Royaume pour toujours. (1470)
Le péché mortel est une infraction grave à la Loi de Dieu. Il détruit la charité dans le cœur de l'homme, le privant de la grâce divine. (1855) Il nécessite une conversion du cœur, accomplie normalement par le sacrement du pardon. (1856)
Comme Jésus l'a annoncé, c'est Lui-même qui jugera au dernier jour chaque homme selon ses œuvres. Il nous dira alors : « tout ce que vous avez fait à l'un des plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». (Mt 25 :40)
C'est donc notre attitude envers le prochain qui révélera l'accueil ou le refus de la grâce et de l'amour divin. (678)
Si nous pouvons juger qu'un acte est en soi une faute grave, nous devons cependant confier tout jugement sur les personnes à Dieu. (1861)

Y a-t-il plusieurs façons de procéder au sacrement du pardon ?

Pour celui qui reçoit le sacrement, les éléments essentiels sont les suivants :

1. La contrition du cœur : c’est le regret d'avoir commis la faute qui offense Dieu et cause une rupture avec Lui et avec l'Église. Sans cette conversion du cœur, les œuvres de pénitence restent stériles et mensongères. (1430)
Cette contrition est une réorientation radicale de toute la vie, un retour intérieur, une conversion en Dieu de tout notre cœur, la cessation du péché, et une répulsion du mal. Aussi, elle est désir et décision de changer de vie.
La douleur de l'âme et la tristesse de l'esprit accompagnent cette contrition. Ils font partie du repentir et du processus d'expiation conduisant au renouveau du cœur. (1431)

2. La confession des péchés : notre aveu personnel au prêtre constitue une partie essentielle du sacrement du pardon. (1424, 1456)
Cet aveu oblige à regarder en face les péchés commis et nos responsabilités, nous ouvrant au pardon de Dieu, afin d'entreprendre un nouvel avenir. (1455)
Dieu voit tout et Il connaît notre péché. Il veut une rencontre franche avec son enfant pécheur. Il ne veut pas d’une rencontre feinte, la dissimulation constituant une faute additionnelle. Sans un sincère aveu de la faute, toute la démarche devient un rite superstitieux et inutile.
S'il nous est très difficile de nous accuser, l'effort de dire sa faute nous retient aussi de la commettre de nouveau. C'est pourquoi la confession est déjà un remède utile et une pénitence efficace. (1458)
Jésus s'adresse personnellement à chacun des pécheurs, comme le médecin qui se penche sur chacun des malades pour les guérir. D'où l'importance de la confession individuelle pour l'efficacité de ce sacrement. (1484)
La confession régulière de nos péchés, même véniels, nous aide à former notre conscience, à lutter contre nos penchants mauvais, à nous laisser guérir par Jésus, et à progresser dans la vie de l'Esprit. C'est pourquoi elle est vivement recommandée par l'Église. (1458)

3. La satisfaction : il faut faire son possible pour réparer les torts causés au prochain lorsque c'est possible. L'absolution enlève le péché, mais elle ne remédie pas à tous les désordres causés par celui-ci. (1459)
Le confesseur impose une pénitence qui peut être une prière, une offrande, des œuvres de miséricorde, le service du prochain, des sacrifices, et surtout l'acceptation patiente de notre vie et de la Croix que nous devons porter. De telles pénitences nous permettent de devenir les cohéritiers du Christ ressuscité, « puisque nous souffrons avec Lui ». (Rm 8 :17) (1460)
Le sacrement est alors réalisé par l'action de Dieu dans l'intervention de l'Église. Le prêtre donne au nom de Jésus-Christ le pardon des péchés, et indique la satisfaction requise. Il prie aussi pour le pécheur. (1448)

Le prêtre est-il nécessaire pour être pardonné ?

Car de fait, Dieu seul pardonne les péchés. (Ps 32 :5, 51 :3 ; És 43 :24-25 ; Mc 2 :7)
Jésus, Fils de Dieu, a dit de Lui-même : « Le Fils de l'Homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre » (Mc 2 :10) et Il a exercé ce pouvoir divin en disant : « Tes péchés sont pardonnés ». (Mt 9 :2 ; Mc 2 :5 ; Lc 5 :20, 7 :48)
De plus, par son autorité divine, Il a transmis ce pouvoir aux hommes pour qu'ils l'exercent en son nom : « Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » (Jn 20 :21-23 ) (1441)
Le prêtre a répondu à l'appel de Jésus en Lui consacrant toute sa vie. L'Église lui a conféré la faculté d'absoudre les péchés au nom du Christ. (1495)
À titre de confesseur, il est le serviteur du pardon de Dieu. Il s'unit à l'intention et à la charité du Christ. Il prie et fait pénitence pour les pécheurs. (1466)
Il reçoit les aveux du pénitent sous le secret total du « sceau sacramentel », et ce secret n'admet aucune exception. (1467)

Que se passe-t-il pendant le sacrement du pardon ?

Le sacrement du pardon rétablit le pécheur dans la grâce du Père et dans sa souveraine amitié. Le but et l'effet sont la réconciliation avec Dieu. (1468)

Que change-t-il dans la vie ?

La réconciliation avec Dieu contient le remède à d'autres ruptures produites par le péché : le pénitent pardonné se réconcilie avec lui-même dans la profondeur de son être, où il récupère sa propre vérité intérieure ; il se réconcilie avec ceux que de quelque manière il a offensés et blessés ; il se réconcilie avec l'Église ; il se réconcilie avec la Création toute entière. (1469)

Dieu l'offre-t-il seulement aux chrétiens ?

Oui, mais Dieu peut par des voies connues de Lui seul amener à la foi des hommes qui, sans faute de leur part, ignorent l'Évangile. (848)
Dieu peut également ménager, par les voies que Lui seul connaît, l'occasion d'une salutaire repentance. (2283)
Qu'arrive-t-il à ceux qui n'ont jamais reçu ce sacrement ?
« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ». (1Tm 2 :4) Ceux qui obéissent à la motion de l'Esprit de vérité sont déjà sur le chemin du salut. (851)
De sorte que ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l'Évangile mais s'efforcent d'agir de façon à accomplir la volonté de Dieu, telle que leur conscience la leur révèle, ceux-là peuvent arriver au salut éternel. (847)
L'homme pécheur, vicieux, souillé, criminel, voleur, corrompu, corrupteur, homicide, sacrilège, adultère, sous le bain du repentir, renaît spirituellement.
En effet, Dieu accorde à tous la possibilité de se recréer par le mouvement d'une libre volonté. Il aide et bénit cette décision. Une telle volonté de se racheter détruit et disperse chez la personne toute corruption intérieure qui cachait le trésor de son esprit bon, pur, sain, et enfantin.
Tous peuvent, en le voulant, recréer en eux-mêmes le pur enfant joyeux des jours de la jeunesse, l'enfant affectueux, humble, franc, bon, que sa mère serrait sur son cœur, que son père regardait avec fierté, que l'ange de Dieu veillait et que Dieu Lui-même contemplait avec amour.

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