Egla, l’esclave israélite rachetée
C’est une toute jeune femme «élancée et sereine comme une fleur des champs» que Claudia Procula*, femme de Ponce Pilate*, a rachetée pour la confier à Jésus1.
Egla, dont le nom rappelle l’une des femmes du roi David2, est esclave et fille d’esclave israëlite. Elle est confiée à Nike* de Jéricho (Véronique) : «Elle m’en a tant prié, dit Jésus, et c’est une juste prière. La veuve sans enfants aura elle aussi un saint amour, et la fillette sans parents une mère vraiment Israélite qui la fera grandir dans notre foi antique et dans la mienne»3.
Reconnaissante, Egla tient à remercier les romaines avant de quitter Jérusalem4.
(1) Tome 5, chapitre 60 /vo 370.19/25 – (2) Cf. 1 Chroniques 3,3 – (3) Tome 6, chapitre 78 /vo 388.4 – (4) Tome 6, chapitre 83 /vo 393.4
Elbonide Danita, et Siméon son mari
Sont simplement cités parmi les serviteurs des propriétés d’Antigonéa que Lazare a hérité de son père Théophile*, gouverneur syrien d’Antioche.
*
Maria Valtorta prend le nom Danita pour un nom propre. C’est en fait, l’indication de sa tribu d’origine : celle de Dan. Cette imprécision milite en faveur de la spontanéité d’écriture de Maria Valtorta.
(1) Tome 5, chapitre 11 /vo 323.8/10
Elcana et Éliel, les frères de Jeanne de Chouza
Ils sont natifs de Bethléem de Juda, la cité de David. Comme leur sœur Jeanne, femme de Chouza*1, ils sont princes royaux : «Descendants des preux de David, les premiers aux côtés du saint roi, les premiers aux côtés des Macchabées»2.
Ils sont probablement membres du Sanhédrin, bien que cela ne soit pas expressément dit, mais ils s’en sont retirés : «Ils vivent à part, mais ce sont toujours de grandes voix en Israël»3.
De leur retraite, ils ne prêtent pas attention aux rumeurs sur Jésus. Ils ont été trop déçus pas les faux messies. Mais la résurrection de Lazare les convainc : Les œuvres de Jésus sont de Dieu. Ils cherchent à se mettre à son service au moment où Jésus est poursuivi par le Sanhédrin.
«Absents quand tu étais fort, présents maintenant que tu es persécuté» lui disent-ils4. Ils ne sont pas seuls : deux autres synhédristes se joignent à eux, Joël Alamot* et Judas l’assidéen*.
Mais ce n’est pas avec des épées que Jésus veut vaincre. Il décline leur aide et les encourage à suivre la vérité. Ils se joignent alors aux disciples.
*
Les «preux de David» sont les gadites qui désertèrent les armées de Saül pour se rallier à David, alors réfugié au désert. L’un de ces preux se nommait Éliel. Les chroniques vantent leur courage et leur habileté à la guerre5.
Les «premiers aux côtés des Macchabées», renvoie à la congrégation des Assidéens (Hassidim) qui se soulevèrent avec les Maccabées. Ils refusaient l’hellénisation imposée par Antiochus IV Épiphane6.
(1) Tome 2, chapitre 74 /vo 107.1 – (2) Tome 8, chapitre 40 /vo 579.1/10 – (3) Tome 8, chapitre 10 /vo 549.2 – (4) Tome 8, chapitre 41 /vo 580.1/10 – (5) Cf. 1 Chroniques 12, 8-15 – (6) Cf. 1 Maccabées 2,42
Elchias, le synhédriste
L’ultra pharisien, opposant farouche à Jésus.
C’est chez lui que Jésus prononce l’apostrophe célèbre : «Malheur à vous, pharisiens !»1. C’est un personnage puissant du Sanhédrin : il est trésorier du Temple. Il a une pratique stricte de la loi : «Tout est conforme aux 613 préceptes» dit-il de sa maison : rideaux sans dessins, meubles sans ornements, rien comme vases sculptés… «Ainsi en est-il dans ma maison comme dans mes vêtements et ceux de ma maison»2.
Le portrait qu’en dresse Maria Valtorta, est peu sympathique : «Flegme glacial de serpent venimeux3… Voix de serpent4».
Il feint d’être avide des paroles de Jésus pour mieux le piéger. Jésus n’en est pas dupe : «Tu as aussi une autre faim inavouée, ô Elchias, et tes amis aussi. Cette nourriture vous sera donnée aussi… Elle vous corrompra l’intérieur comme les figues aigries corrompent les viscères»5.
Il convie Jésus à un banquet, mais il le presse à table sans lui permettre les ablutions rituelles. Le banquet, glacial, tourne court : Jésus prononce sa grande condamnation du pharisaïsme et s’en va. Les synhédristes décident alors de perdre Jésus. À partir de ce banquet, l’hostilité se transforme en complot. Il ne reste qu’à espionner faits et gestes : Judas s’en charge contre une promesse de gloire et de l’argent6.
Elchias est absolu dans sa traque : il n’hésite pas à recommander le meurtre ni pour Jésus, ni pour qui le gêne, comme Simon*, le parricide devenu fou7.
Il tend un autre piège avec la complicité de Judas : celui de Sidonia, l’aveugle-né guéri un shabbat8. Le piège échoue, Sidonia* n’a pas vu celui qui l’a guéri, ses parents non plus : il ne peut témoigner9. Elchias presse de plus en plus Judas de trouver une occasion de chute10.
Jésus se rend à Bétéron, ville sacerdotale d’Ephraïm d’où est natif Elchias. Il guérit un membre de sa famille. Il n’en récolte aucune reconnaissance, il avertit des malheurs qu’attirent les cœurs endurcis11.
En tant que trésorier, c’est Elchias qui donne les trente deniers à Judas, soit le prix dérisoire d’un mois de salaire d’un journalier12.
Au milieu de la pagaille qui suit le tremblement de terre accompagnant la mort de Jésus13, il croise Joseph d’Arimathie* de retour du saint sépulcre. Il le menace : «Ne pense pas pouvoir soustraire le Cadavre. Nous avons pris des mesures pour que le jeu cesse».
Joseph répond : «Tu reprends courage. Il y a un moment tu fuyais en proie à la terreur. Ce que tu as eu ne te suffit pas encore ? Une de tes maisons n’est-elle pas brûlée ? Tremble ! Le châtiment n’est pas fini. Il vient, au contraire»14.
Elchias croise peu après la Vierge Marie soutenue par Jean. Il profère «une injure atroce». Jean lui saute à la gorge en le menaçant : «Demande-lui pardon ou bien je t’étrangle, démon !». Elchias s’exécute avant d’être arrêté par les romains pour trouble de l’ordre public.
C’est probablement lui qui fait courir le bruit sur l’enlèvement du corps du Christ par ses apôtres, lors de la Résurrection15.
Cet artisan actif et retord de la condamnation de Jésus se voit confirmer sa condamnation par Daniel*, son parent, à qui Jésus ressuscité apparaît16.
Recoupements historiques
Helchias était de la famille Phiabi dont sont issus plusieurs synhédristes et Grands Prêtres. Il était le gardien du trésor du temple. Flavius Josèphe le surnomme Helcias le Grand. Lui et les autres hommes importants de sa famille rencontrèrent Petronius, légat de Syrie, pour qu’il dissuade l’empereur Caligula de placer sa propre statue dans le temple17.
Il pourrait être l’un des frères d’Ismaël ben Phiabi II avec qui il participe à la délégation envoyée auprès de Néron en 62 pour arbitrer le maintien d’un mur du Temple jugé comme sacré18.
Cette famille a laissé des traces de sa dureté : «Malheur à moi à cause de la maison d’Ishmael ben Piakhi (Phiabi), malheur à moi à cause de leurs poings. Car tous étaient grands-prêtres, leurs fils étaient trésoriers, leurs beaux-fils étaient chambellans, et leurs serviteurs nous frappaient avec leurs bâtons»19.
(1) Cf. Luc 11,37-52 – (2) Tome 6, chapitre 103 /vo 414.1/11 – (3) Tome 7, chapitre 232 /vo 535.7 – (4) Tome 8, chapitre 10 /vo 549.2 – (5) Tome 6, chapitre 102 /vo 413.1/8 – (6) Tome 6, chapitre 134 /vo 442.3 – (7) Tome 10, chapitre 18 § 20 /vo 632.29 – (8) Cf. Jean 9,01-34 – (9) Tome 7, chapitre 207 /vo 510.10 – (10) Tome 7, chapitre 225 /vo 528.1/6 – (11) Tome 7, chapitre 211 /vo 514.2/9 – (12) Cf. Matthieu 26, 14-15 – (13) Cf. Matthieu 27, 51-52 – (14) Tome 9, chapitre 31 /vo 611.1/15 – (15) Cf. Matthieu 28, 11-15 – (16) Tome 10, chapitre 18 § 20 /vo 632.29 – (17) Flavius Josèphe, Antiquités juives. XX, 8, 4-11 – (18) Flavius Josèphe, Antiquités juives, XX, 7 – (19) Mishna, Traité Pessahim 57a
Éléazar ben Anna
Sadducéen, fils aîné du grand prêtre Anna*. Judas se vante de l’avoir au nombre de ses relations1. C’est très jeune qu’il exerça la fonction de Grand Prêtre, mais pour une courte durée. Le personnage est influent et craint.
Il est membre d’une délégation qui vient réprimander Jésus dans sa retraite de la Belle-Eau où il tolère la présence, à proximité, d’une «prostituée», Aglaé*2.
Plus tard, il viole une jeune fille : «Eléazar d’Anna a vu une jeune fille, fille unique d’une veuve. Il l’a attirée soi-disant pour lui commander un vêtement et il en a abusé. La jeune fille est morte trois jours après, et la mère avec elle. Mais avant de mourir, malgré les menaces reçues, elles ont tout dit à leur unique parent»3. Celui-ci s’en plaint au Grand Prêtre Anna : il fait arrêter l’accusateur. Le procès devant le Sanhédrin tourne à l’avantage d’Éléazar : l’accusateur est condamné. Trois synhédristes protestent : Joseph d’Arimathie*, Nicodème* et Éléazar ben Boethos*. Rien n’y fait.
À la dernière fête des Tentes, Éléazar intervient pour chasser Jésus du Temple, lorsque les soldats, envoyés pour l’arrêter, reviennent bredouilles selon Jean 7, 44-494.
Réputé «ami» de Ponce Pilate*, il prend la tête de la délégation du Sanhédrin pour réclamer l’intervention du Proconsul contre Jésus après la résurrection de Lazare. La délégation est éconduite et humiliée. Caïphe* lance donc l’avis de condamnation qui contraint Jésus à se retirer à Ephraïm selon Jean 11,545.
Éléazar est présent sur le Golgotha avec son groupe d’affidés6.
Recoupements historiques
Éléazar ben Hanna fut grand prêtre sous Valerius Gratus, en 16-17, à la suite de Ishmaël ben Phiabi, et fut remplacé par Simon ben Camithos7. Il siégeait au Sanhédrin dans la chambre des prêtres. Il était sadducéen.
Si la loi ne fixe pas d’âge pour l’accession au pontificat, la tradition rabbinique le fixe à 20 ans. Éléazar a dû être nommé à cet âge. Au moment de la vie publique de Jésus, quatorze ans plus tard, il avait bien, selon l’observation de Maria Valtorta «trente, trente-cinq ans».
(1) Tome 2, chapitre 38 /vo 74.9 – (2) Tome 2, chapitre 90 /vo 123.1/8 – (3) Tome 5, chapitre 66 /vo 376.9/11 – (4) Tome 7, chapitre 186 /vo 491.7-8 – (5) Tome 8, chapitre 10 /vo 549.5/15 – (6) Tome 9, chapitre 29 /vo 609.2 – (7) Flavius Josèphe – Antiquités Juives 18.2.2
Éléazar, ben Boethos
Ce membre connu et influent du Sanhédrin, rencontre Jésus chez Ismaël ben Fabi*, en compagnie de Chanania*. La puissance de Jésus et son ascendant sur les foules devaient permettre, selon eux, de le proclamer roi : «Si tu sais mettre en œuvre l’épée, comme tu sais parler, il n’y aura pas de roi plus grand que Toi en Israël». Jésus le détrompe : son royaume n’est pas de ce monde1.
Éléazar demande conseil à Jésus : il a acheté une propriété mais il s’y trouve une vieille servante et le vendeur n’en veut pas. Éléazar ne veut pas la jeter à la rue. Que faire ? Jésus le renvoie à lui-même et à la sagesse que lui donne l’âge : «Tu es très près de la Justice, Eléazar. Agis comme tu conseillerais de le faire et le Dieu de Jacob sera toujours avec toi»2.
Dès lors Éléazar s’ouvre progressivement à la lumière. Contre la majorité de ses collègues, il défend Jésus qu’ils accusent d’impureté : «Nous ne pouvons l’accuser sans savoir»3.
Lors du procès pour viol d’Éléazar ben Anna*, il est mis à l’écart pour avoir protesté contre l’injustice flagrante: c’est l’accusateur qui a été condamné et non le violeur4.
Il se rapproche alors de Chouza* lorsque celui-ci, avec un groupe d’amis – dont Manaën* – complotent pour couronner Jésus à la place d’Hérode Antipas*5. Les nombreux comploteurs se retrouvent secrètement dans la maison de Chouza en Décapole. «Non», répond fermement Jésus à leur proposition, mais ne leur fait pas griefs : «Je ne te fais pas de reproches, Eléazar, si juste pour la vieille servante qu’on t’a laissée, juste toujours, mais pas maintenant»6.
Lors de l’interrogatoire de Sidonia*, l’aveugle-né7 – un piège tendu avec la complicité de Judas* – il prend de nouveau la défense de Jésus8. Défense réitérée lors de la séance houleuse du Sanhédrin qui suit la résurrection de Lazare9.
Avec Jean de Gaas*, un synhédriste avec qui il s’est lié d’amitié, il prévient Jésus, revenu d’Éphraïm10, que le Sanhédrin n’a pas désarmé contre lui11.
Lors du procès de Jésus, il refuse de siéger au Sanhédrin en affichant publiquement ses opinions favorables à Jésus12.
Recoupements historiques
Eléazar ben Boéthos, second fils de Simon Boéthos, fut grand prêtre en 2 après J.C. mais fut rapidement déposé13.
Selon Maria Valtorta, il fit partie, avec Hillel*, des sages convoqués par Hérode le Grand* pour savoir où était né le roi annoncé par les mages selon Matthieu 2,4.
(1) Cf. Jean 18,36 – (2) Tome 5, chapitre 23 /vo 335.6/17 – (3) Tome 5, chapitre 58 /vo 368.1 – (4) Tome 5, chapitre 66 /vo 376.10 – (5) Cf. Jean 6,15 – (6) Tome 7, chapitre 156 /vo 464.10 – (7) Jean 9, 1-34 – (8) Tome 7, chapitre 207 /vo 510.10 – (9) Tome 8, chapitre 10 /vo 549.2 – (10) Cf. Jean 11,54 – (11) Tome 8, chapitre 46 /vo 585.1/7 – (12) Tome 9, chapitre 22 /vo 604.8/12 – (13) Flavius Josèphe – Antiquités juives XVII, 339; XIII, 1 ; XIX, VI, 2
Éléazar ben Parta
Il est membre de la chambre des scribes, l’une des trois chambres du Sanhédrin. Il fait partie de la délégation qui poursuit, jusqu’en Samarie, Jésus condamné par le Sanhédrin. À Lébona, un carrefour de caravanes, il veut empêcher Jésus de parler et le met au défi de revenir en Judée. Jésus lui répond : non seulement il le fera, mais il prêchera encore au Temple1. Il lui prédit un signe à cette occasion. Ce signe sera celui de la voix du Père : «Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore»2.
Recoupements historiques
Il était l’un des scribes les plus estimés du Sanhédrin à cause de sa science, dit le Talmud. Déjà fort âgé lorsqu’arriva la destruction du Temple, il vécut encore quelques années après ce malheur3.
(1) Tome 8, chapitre 31 /vo 570.5/9 – (2) Cf. Jean 12,28 – (3) Traité Gittin ou des Divorces, chap. III, n°4; Seph. Juchas p 31
Éléazar et les bûcherons de Jafia
Les bruyères, desséchées par l’été, ont pris feu. L’incendie menace les forêts de résineux et le village de Jafia en Galilée. Les bûcherons vont tout perdre, disent quelques apôtres à Jésus.
Jésus s’arrête et commande : «Arrête-toi! Meurs! Je le veux». Les flammes se changent immédiatement en braises puis en cendres.
Les bûcherons s’agitent : qui a pu faire ce miracle ? Ils courent se prosterner aux pieds de Jésus qu’ils reconnaissent.
«Qui vous a instruits à mon sujet ? demande Jésus.
– Certains de tes disciples» répondent-ils.
On présente à Jésus toutes les familles du village. Il les salue: «Paix à vous tous. L’ange de Dieu vous a sauvés. Louons ensemble le Seigneur»1.
(1) Tome 6, chapitre 133 /vo 441.8/12
Éliachim, de Nazareth
Beaucoup à Nazareth n’apprécient pas la conduite de Jésus, l’enfant du pays. Même l’aîné de ses cousins, Joseph, fils d’Alphée*. Aussi quand celui-ci change d’attitude après la résurrection de Lazare*, Éliachim lui fait reproche : «Autrefois tu ne parlais pas ainsi. Mais toi aussi tu as été séduit par l’amitié des grands !» Joseph proteste : c’est le sens de la famille, qui le pousse désormais vers Jésus et non le miracle.
Ce n’est pas pourtant la condamnation de Jésus, placardée à la porte de la synagogue, qui les préoccupe, mais la venue probable de Lazare.
«Tu dis que Lazare va vraiment venir ? Oh ! Nous voulons voir quelqu’un qui revient de la mort ! Il doit être perdu dans les rêves, comme épouvanté. Que dit-il de son séjour chez les morts ?»1.
(1) Tome 8, chapitre 23 /vo 562.4
Éli-Anna, le père martyr
Il est chassé puis assassiné par son fils unique, Simon isc Hammispa* le synhédriste.
Éli-Anna, est devenu orphelin très jeune. Il n’a jamais été heureux et a dû travailler dur. Il est touché par la renommée de Jésus: «Nombreux sont ceux qui le connaissent en Israël, mais comment ? Avec leurs yeux et leur haine. Je ne connais pas de vue Jésus de Nazareth, mais je le connais plus que tant de gens car je crois en Lui»1.
Son fils voit dans cette conviction un obstacle à sa carrière et le chasse. Il est réduit à la mendicité quand il rencontre le groupe apostolique. Il refuse de leur dévoiler l’identité de son fils, surtout devant Judas qui en est l’ami2.
Sur l’initiative de Jésus, il est recueilli par Simon*, l’aubergiste de Técua, une ville de Judée. Éli-Anna veut travailler malgré son âge. L’aubergiste lui confie le recouvrement des dettes : «Voilà ton travail. Il n’est ni difficile ni fatigant, mais il te montre l’estime que j’ai pour toi. J’ai chassé, l’un après l’autre, trois employés parce qu’ils n’étaient pas honnêtes»3.
Son fils saisi le prétexte de cette nouvelle fonction pour commanditer l’assassinat de son père en toute impunité4. Mais au moment de la Passion, les tombeaux s’ouvrent5. Éli-Anna apparaît à son fils et lui reproche son parricide. Simon en devient fou6.
Jésus, quittant Éli-Anna, lui avait prédit : «Tu es un martyr de la justice, un des précurseurs de tous ceux qui seront persécutés à cause de Moi»7.
(1) Tome 7, chapitre 217 /vo 520.5/11 – (2) Ib° – (3) Ib° – (4) Tome 7, chapitre 232 /vo 535.11 – (5) Cf. Matthieu 27, 52-53 – (6) Tome 10, chapitre 18 § 20 /vo 632.29 – (7) Tome 7, chapitre 218 /vo 521.1/6
Éli, le vieillard d’Enon
Ce notable samaritain d’Enon est presque centenaire, à demi aveugle, mais encore vigoureux. Dans sa jeunesse il devait être robuste comme un chêne de ces régions note Maria Valtorta. Bien qu’un peu voûté par l’âge, il mesure 1,80 m environ.
Il prend sous sa protection le jeune Benjamin* un orphelin martyrisé par Alexandre le furieux* qui le maintenait en quasi esclavage. Il témoigne auprès de Jésus qu’Alexandre a bien empoché la somme permettant de racheter Benjamin, mais il ne s’est pas exécuté pour autant.
Alexandre est frappé d’une cécité subite qu’il avait lui-même invoquée dans un juron, pendant qu’Éli retrouve la vue.
Le patriarche se réjouit que le jeune Benjamin, devenu libre, décide de suivre Jésus : «Tu es heureux, toi qui, grâce à ton âge, es délivré de toute chaîne et peux suivre la Vérité sans que rien te retienne, pas même la volonté d’un père ou d’une mère. Ce qui a semblé longtemps un châtiment, paraît maintenant providentiel. Dieu est bon».
Il incite Benjamin à pardonner au malheureux Alexandre devenu aveugle : «Pardonner, oui. Mais pourquoi malheureux ? demande Benjamin.
– Parce qu’il a blasphémé le Seigneur et la lumière s’est éteinte dans ses yeux. Personne ne pourra plus le craindre. Il est dans les ténèbres et l’infirmité. Redoutable puissance de Dieu !…»1.
(1) Tome 8, chapitre 35 /vo 574.3/14
Éli, le pharisien de Capharnaüm
Il appartient à un groupe de cinq galiléens de «haut rang» qui, dès le début de la vie publique, s’oppose résolument à Jésus. Lors de la guérison du paralytique descendu par le toit, ce groupe murmure au blasphème1.
Ils font scandale lors du banquet offert par Matthieu, nouveau disciple de Jésus2.
Ils dénoncent alors Jésus au Sanhédrin3 : Jésus doit se réfugier à la Belle-Eau, une propriété de Lazare*. Éli le poursuit pour dénoncer «Toutes fautes en Lui : amitiés avec les publicains et les prostituées, relations avec les païens»4.
«C’est un de tes accusateurs, l’un des premiers et des plus acharnés auprès du Temple» dit de lui Pierre5.
Éli est probablement un des instigateurs du complot qui conduit à une première arrestation du Baptiste à laquelle il est présent6.
Mais le drame survient : son petit-fils Élisée est mordu par un serpent. Il va mourir. Affolé, son grand-père fait appel à Jésus pour le sauver. Jésus l’exauce7.
Éli craint que cette épreuve soit un châtiment identique à celui de Doras*, farouchement hostile à Jésus et mort subitement. En gage de paix, il offre un repas à Jésus en compagnie des pharisiens de Capharnaüm : Simon*, Joachim*, Urie* et Samuel*8.
Cette bonne intention ne dure pas. Il est l’un de ceux qui attribue le pouvoir de Jésus à Belzébuth9. Jésus avertit : seul le péché contre l’Esprit ne sera pas pardonné10.
Éli est l’auteur de l’interpellation soupçonneuse : «Ton Maître paye-t-il l’impôt du Temple ?» que rapporte Matthieu 17, 24-2711.
Ce personnage, déjà âgé, est avare et usurier selon Matthieu* qui avoue qu’il le surpassait dans de telles pratiques12. Il fut probablement l’un des amants de «La Belle de Corozaïn»*, une courtisane devenue lépreuse13.
Jésus se fait cependant son défenseur quand Éli provoque un désordre public dans la synagogue de Capharnaüm. Le centurion intervient et chasse Éli qui se rebelle. Menacé d’un rapport au Proconsul, il en devient lâche. Jésus intervient pour la levée de la sanction et reprend vertement quelques disciples trop contents de la correction ainsi infligée : «Ai-je des disciples ou des démons ?» sermone-t-il. Jésus les aurait même chassés de sa présence sans l’intervention de la Vierge Marie14.
Aux funérailles de Lazare un groupe de pharisiens galiléens hostiles à Jésus, vient savourer l’absence de miracle. Éli en fait partie15.
Sa haine ira à son terme : il est de ceux qui se tiennent au pied de la croix pour narguer le supplicié16.
*
Ce personnage «de haut rang» pourrait figurer parmi les synhédristes, mais Maria Valtora ne le dit pas expressément. Aucune source historique ne le mentionne, sous ce nom, dans cette fonction.
(1) Cf. Marc 2, 6-8 – Tome 2, chapitre 27 /vo 64.4/6 – (2) Cf. Matthieu 9,10 – Tome 2, chapitre 62 /vo 97.1/8 – (3) Tome 2, chapitre 80 /vo 113.3 – (4) Tome 2, chapitre 97 /vo 130.1 – (5) Tome 3, chapitre 21 /vo 161.1/4 – (6) Tome 3, chapitre 42 /vo 182.1 – (7) Tome 3, chapitre 21 /vo 161.1/4 – (8) Tome 3, chapitre 23 /vo 163.1/6 – (9) Cf. Matthieu 12, 24-32 – (10) Tome 4, chapitre 132 /vo 269.3/10 – (11) Tome 5, chapitre 39 /vo 351.5/6 – (12) Tome 3, chapitre 22 /vo 162.3 – (13) Tome 2, chapitre 59 /vo 94.6 – (14) Tome 6, chapitre 139 /vo 447.4/8 – (15) Tome 8, chapitre 6 /vo 546.6/11 – (16) Tome 9, chapitre 29 /vo 609.2
Élie, d’Aféca
Est serviteur de Sara* la veuve d’un marchand de vaisselle de cette ville étape à l’est du lac de Galilée. Il fait une chute en blanchissant les murs à la chaux. Samuel* l’intendant est furieux : son aide lui fait défaut à l’époque des grands marchés.
«Dis-lui qu’il vienne ici, ordonne Jésus à Sara interloquée. Dis-lui que le Rabbi ne va pas le trouver, mais qu’il veut le voir».
Elle s’exécute et revient : « Je lui ai dit. Mais je me suis enfuie pour ne pas le voir mettre sur le sol cette jambe toute noire et enflée.
– Tu ne crois pas au miracle ?» demande Jésus.
Elle proteste que si, mais sa justification est interrompue par l’arrivée au pas de course d’Élie qui va se jeter aux pieds de Jésus en disant : «Louange au Roi d’Israël.
– Louange à Dieu seul. Comment es-tu venu? Comment as-tu osé le faire ? questionne Jésus.
– J’ai obéi. J’ai pensé: « Le Saint ne peut mentir et il ne peut commander des sottises. J’ai foi, je crois.
– Lève-toi, homme. En vérité je vous le dis : peu de gens ont sa foi. De qui te vient-elle ?»
Sa foi vient des disciples venus évangéliser la contrée. Tous ont reçus l’enseignement remarque Jésus, mais seul Élie a vraiment cru1.
(1) Tome 6, chapitre 148 /vo 456.6/7
Élie d’Alexandroscène
Voir Daniel d’Alexandroscène, et ses frères.
Élie, le berger de Bethléem
Indique la grotte à Marie* et Joseph* arrivant à Bethléem pour le recensement de Quirinius*. Il les réconforte d’un bol de lait1.
Lors de l’adoration des bergers, il porte une brebis sur ses épaules et trouve un logement pour la Sainte Famille chez sa maîtresse, Anne*2. Il se porte ensuite volontaire pour aller à Hébron, prévenir Zacharie*, le père de Jean Baptiste*, de la naissance du Messie3.
Sa femme et ses enfants périssent égorgés dans le massacre commandité par Hérode*. Les bethléemites tiennent les bergers pour responsables de leurs malheurs : ils sont rejetés. Avec Lévi, un autre berger*, il recueille le jeune Joseph*, fils de Joseph berger massacré lui aussi.
Ils entrent au service «d’un riche Hérodien de Jérusalem qui s’est approprié les biens de beaucoup d’habitants qui ont été tués…»4.
Les deux bergers fidèles récitent, soir et matin, le « Gloria » entendu des anges, avec l’espoir de revoir Jésus vivant.
Trente ans plus tard, le vœu se réalise près d’Hébron5. Les bergers progressivement regroupés partent annoncer Jésus dès qu’ils peuvent se libérer. Ce petit noyau, aggloméré de nouveaux disciples, forme les soixante-douze disciples «envoyés en mission deux par deux» selon Luc 10,16.
Jusqu’à la fin Élie se dépense au service de Jésus : lors de l’arrestation de Jésus il «cherche à se faire un passage en faisant tournoyer une lourde matraque. Vieux, puissant, menaçant et fort, il réussit à rejoindre presque le Maître»7.
Avec «tous les familiers de Jésus», il se tient à distance de la croix sur le Golgotha, selon Luc 23,498.
Au jour de Pâques, il a la joie de voir Jésus ressuscité avec le groupe des bergers dont la foi n’a pas failli9. Quelques jours plus tard, Élie retrouve l’apôtre Thomas* réfugié dans la grotte de Bethléem. Hébété, Thomas ne savait plus où aller dans sa fuite10.
(1) Tome 1, chapitre 46 /vo 28.2 – (2) Tome 1, chapitre 49 /vo 30.5 – (3) Tome 1, chapitre 50 /vo 30.10 – (4) Tome 2, chapitre 37 /vo 73.5-7 – (5) Tome 2, chapitre 39 /vo 75.2/6 – (6) Tome 4, chapitre 144 /vo 280.1/5 – (7) Tome 9, chapitre 22 /vo 604.8/12 – (8) Tome 9, chapitre 29 /vo 609.2 – (9) Tome 10, chapitre 12 /vo 626.2/5 – (10) Tome 10, chapitre 14
Élie, de Corozaïn
Un des soixante-douze disciples.
Ce jeune homme, grand et robuste, a été évangélisé par Isaac l’adulte*. Jésus, passant à Corozaïn, l’invite brusquement à le suivre. Élie sursaute, acquiesce mais veut seulement aller enterrer son père qui vient de mourir. «Laisse-les morts enterrer leurs morts» lui répond Jésus1.
Il suit Jésus. Sa mère, stupéfaite par sa brusque décision, se console de le savoir disciple. Par contre, son frère supporte mal la honte provoquée par son absence à la sépulture. La paix revenue, Élie invite Jésus dans son jardin. Il y raconte la parabole du bon grain et de l’ivraie2.
Élie intègre le groupe des soixante-douze disciples «envoyés deux par deux» selon Luc 10,13.
Disciple fidèle et discret, il est présent aux grandes étapes de la vie de Jésus. Notamment dans la foule du dimanche des Rameaux4 comme à la rencontre sur le Thabor des 500 disciples avec Jésus ressuscité5.
(1) Cf. Matthieu 8,21-22 – Tome 3, chapitre 38 /vo 178.3 – (2) Cf. Matthieu 13, 24-30 – Tome 3, chapitre 41 /vo 181.1/7 – (3) Tome 4, chapitre 142 /vo 278.1/6 – (4) Tome 9, chapitre 9 /vo 590.14 – (5) Cf. 1Corinthiens 15,6 – Tome 10, chapitre 20 /vo 634.1/18
Élie l’essénien
Rencontre Jésus près de la vallée du Carit à l’ouest de Jéricho. Esséniens et pharisiens se joignent à la foule amenant les malades et venue entendre l’enseignement de Jésus.
Jésus dit la parabole de l’intendant infidèle selon Luc 16,1-14. Cela ne heurte pas seulement les pharisiens «amis de l’argent», mais aussi les esséniens : «L’homme n’est pas libre de choisir. Il est contraint de suivre sa destinée» rétorque l’un d’entre eux.
Jésus développe alors un enseignement sur le libre-arbitre. Esséniens et pharisiens s’échangent des d’imprécations réciproques à ce propos. Un essénien est cependant touché.
Dans sa conversion radicale, il se met nu, pleure et soupire : «Je suis miraculé du cœur. Tu m’as guéri l’esprit. J’obéis à ta parole. Je me revêts de lumière en quittant toute autre pensée qui me revêtait d’erreur. … Donne-moi un nouveau nom et indique-moi un endroit où je vivrai de Toi et de tes paroles»1. Jésus lui donne le nom d’Élie et l’invite à vivre en ermite dans les grottes de la vallée en référence au prophète du même nom qui s’y réfugia2. Élie est ainsi le second des ermites pour le Christ, après Aglaé*.
Jésus demande à Nike* (Véronique) de le secourir chaque mois de nourriture et vêtements très simples : «L’excès de pénitence pourrait l’angoisser et Satan pourrait se servir de cette angoisse».
Ce que fait Nike (Véronique) avec ponctualité3.
Jésus ressuscité lui apparaît au jour de Pâque4. Il est envoyé au Thabor pour le grand rendez-vous des 500 disciples où Jésus l’accueille : «Viens à Moi. Ne sois pas honteux comme quelqu’un qui est étranger parmi des frères. Tout le passé est détruit»5.
Recoupements historiques
Maria Valtorta situe la vallée du Carith à l’ouest du Jourdain et de Jéricho. Cet emplacement est récemment admis comme probable6. Pourtant, au moment où Maria Valtorta écrivait, la plupart des exégètes la localisaient «sur la rive orientale» du Jourdain par interprétation du terme biblique «en face du Jourdain» de 1 Rois 17, 3.
Elle mentionne la présence d’une communauté essénienne dans cette région proche de Qumram alors que ce site leur a été attribué pour la première fois par le professeur Eleazar Sukenik en 1948, date à laquelle l’œuvre complète était déjà présentée à Pie XII.
En 1892, Pasteur Edmond Stapfer indiquait que les esséniens portaient des vêtements de pur lin blanc que décrit Maria Valtorta7.
Enfin, Maria Valtorta note bien la croyance des esséniens dans le déterminisme, mais aussi leur rejet de la résurrection tout en croyant à l’immortalité de l’âme. Croyances incompatibles avec l’enseignement de Jésus.
Jésus précise à Judas* qui l’imaginait réfugié peut être auprès d’un maître essénien lors de ses quarante jours de jeûne : «Pouvais-je aller chercher science et compréhension chez des gens qui nient l’immortalité de l’âme en niant la résurrection finale, qui nient le libre arbitre de l’homme en renvoyant dos à dos vertus et vices, actions saintes et actions mauvaises, réglées par une destinée qu’ils disent fatale et invincible ?»8.
(1) Tome 5, chapitre 71 /vo 381.1/10 – (2) Cf. 1Rois 17,1-6 – (3) Tome 8, chapitre 20 /vo 559.4/6 – (4) Tome 10, chapitre 18 § 8 /vo 632.29 – (5) Cf. 1Corinthiens 15,6 – Tome 10, chapitre 20 /vo 634.1/18 – (6) Cf. MacMillan Bible Atlas – (7) La Palestine au temps de Jésus L2, chap. 14 – (8) Tome 2, chapitre 44 /vo 80.2/5
Élie, le synhédriste
Ce n’est pas celui de Capharnaüm. Il est présent aux funérailles de Lazare. On ne sait rien de plus.
(1) Tome 8, chapitre 6 /vo 546.6/11
Élie, de Tibériade
Voir Michée et les serviteurs de Chouza
Éliel, le frère de Jeanne de Chouza
Voir Elcana
Élisabeth, la cousine de Marie
Cousine de la Vierge Marie*, cette judéenne est mariée à Zacharie*, prêtre du Temple avec qui elle réside à Hébron.
Stérile, elle devient mère de Jean-Baptiste* dans sa vieillesse, comme annoncé par l’ange à Zacharie, qui en doute. Lors de sa grossesse, elle accueille à Hébron sa jeune cousine Marie qu’elle avait connue enfant1. En l’accueillant, elle récite, sous l’impulsion de l’Esprit-Saint, la suite de «l’Ave Maria» commencé par l’ange de l’Annonciation2 Zacharie son mari le complète un peu plus tard3.
L’accouchement du Baptiste est douloureux, mais Élisabeth exulte de joie lors de sa naissance : «J’ai eu la plus grande joie qu’une femme puisse avoir, une joie que je ne m’étais résignée à ne jamais connaître»4.
Élisabeth, femme d’une foi intrépide et abandonnée avec confiance à la volonté de Dieu5, ne jouit pas longtemps de son fils : peu de temps après être devenu «fils de la loi» à 12 ans révolus (Bar Mitzva), il se retire dans les cavernes des montagnes en face du désert où il grandit, s’entretenant avec Dieu selon Luc 1,806.
Ses parents meurent sans qu’il sorte de sa retraite. Élisabeth est enterrée avec son mari dans leur propriété d’Hébron. Ce tombeau est rasé après l’arrestation du Baptiste et la confiscation de sa propriété7.
Recoupements historiques
Nicéphore Calliste, un historien byzantin du XIVème siècle, citant St Hippolyte (150-235) dit qu’Élisabeth était la cousine de Marie car sa mère Sobé et Anne, la mère de Marie, étaient sœurs8.
Selon Marie d’Agreda (XVIIème siècle), Élisabeth se serait réfugiée dans une grotte au désert de Judée avec Jean-Baptiste, après la mort de Zacharie. Elle y serait morte 3 ans plus tard. Tradition issue du Protévangile de Jacques (IIème siècle)9.
Dom Augustin Calmet (XVIIIème siècle), après avoir consulté tous les documents anciens disponibles, conclut à propos d’Élisabeth : «tout ce que l’on dit de son père ou de sa mère n’est nullement certain»10.
Pour A. C Emmerich (XIXème siècle), sa mère s’appelait Ismeria.
Sainte Élisabeth est fêtée le 8 septembre par les orthodoxes et le 5 novembre par les catholiques.
(1) Tome 1, chapitre 32 /vo 21.5/7 – (2) Ib° – (3) Tome 1, chapitre 38 /vo 24.1/10 – (4) Tome 1, chapitre 36 /vo 23.2/8 – (5) Tome 1, chapitre 35 /vo 22.11/13 – (6) Tome 2, chapitre 41 /vo 77.5 – (7) Ib° – (8) Histoire Ecclésiastique 2, 3 – (9) Protévangile de Jacques, Chapitre 22 – (10) Dictionnaire historique, critique, chronologique, géographique et littéral de la Bible, 1730 – Tome 2 C-I, page 318 –
Éliscià de Bethléem
C’est un des nombreux personnages secondaires de l’œuvre. Les bergers de la Nativité déposent de la nourriture devant la grotte où Jésus se recueille avant de subir sa Passion. Ils se dépouillent sans crainte de leurs provisions car ils sont sûrs «de trouver toujours un pain avant le soir chez Rachel ou chez Eliscià»1.
*
Maria Valtorta transcrit phonétiquement et comme elle le comprend, ce qu’elle a entendu. Eliscià est en réalité Elisheva (Élisabeth).
(1) Tome 7, chapitre 235 /vo 538.12
Élise d’Abraham
Voir Abraham d’Engaddi.
Élise de Bethsour
Cette judéenne est de dix ans plus âgée que la Vierge Marie avec qui elle a des aïeuls communs. Elle descend aussi de David. Ceci explique qu’elles se soient connues au Temple où Élise était la «compagne-maîtresse» de Marie. Elle quitte le Temple deux ans avant Marie pour épouser son mari, Abraham de qui elle a deux fils : Daniel et Lévi.
Au moment où les deux compagnes se retrouvent, trente ans après, le malheur a frappé durement Élise : elle est devenue veuve puis a perdu, coup sur coup, ses deux fils. Pourtant le dernier avait été amené au Jourdain dans l’espoir que Jésus le guérisse. Hélas, il était absent1.
Elle en conçoit une mélancolie mortelle dont Jésus la guérit. Elle est recueillie par Jeanne de Chouza* et décide, comme elle, de devenir une des femmes disciples*. Heureuse et comblée, elle reçoit la garde d’Anastasica*, la «lépreuse» guérie2.
Elle s’établit temporairement à Nobé, village proche de Jérusalem, pour y servir Jésus. Celui-ci en effet n’a plus de lieux en Judée où s’arrêter tranquillement sauf celui-ci et Béthanie, étroitement surveillé3.
Elle y affronte Judas*, déjà rongé par la trahison et en rupture de ban. Elle le retient au retour d’une escapade jusqu’à la venue de Jésus, mais juge prudent d’éloigner Anastasica de cet apôtre coureur de femmes4.
Lors de l’exil d’Ephraïm en Samarie5, elle surmonte son aversion lorsqu’il s’agit de rester avec Judas6. Mais elle n’hésite pas à mettre sa vie en danger pour lui lors d’une altercation avec les habitants de Tersa7.
Elle se trouve au Calvaire avec les saintes femmes. Elle est aussi témoin de l’Ascension.
Recoupements historiques
Dans les écrits attribués à A.C. Emmerich (1774-1824) Véronique rappelle le personnage d’Élise décrit par Maria Valtorta : Pour la mystique allemande, Véronique avait été vierge du Temple sous le nom de Séraphia. Elle avait dix ou douze ans au moment de l’admission de Marie au Temple.
(1) Tome 3, chapitre 70 /vo 208.7/11 – (2) Tome 5, chapitre 60 /vo 370.1/25 – (3) Tome 7, chapitre 208 /vo 511.1/8 – (4) Tome 7, chapitre 225 /vo 528.1/6 – (5) Cf. Jean 11,54 – (6) Tome 8, chapitre 34 /vo 573.1/6 – (7) Cf. Luc 9,51-56 – Tome 8, chapitre 36 /vo 575.1/19
Élise de Jérusalem
Elle habite Ophel, un quartier populaire de Jérusalem. Elle a la soixantaine. Annalia*, sa fille unique de quinze ans, est phtisique : elle est condamnée à court terme. L’apôtre Jean* l’apprend et intercède auprès de Jésus qui la guérit1.
Miraculée, sa fille renonce à se marier avec son fiancé Samuel*. Élise en souffre et accepte mal une deuxième nouvelle : le souhait d’Annalia de devenir la première des vierges consacrées à la suite de Jésus2.
L’épreuve ne s’arrête pas là : sa fille meurt, selon le souhait qu’elle avait exprimé, après avoir vu l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, mais avant la terrible Passion3.
Au jour de Pâque, Jésus ressuscité vient consoler la mère éprouvée en l’assurant du bonheur de sa fille4.
(1) Tome 2, chapitre 50 /vo 85.6 – (2) Tome 5, chapitre 58 /vo 368.1 – (3) Tome 9, chapitre 9 /vo590.14 – (4) Tome 10, chapitre 18 § 1 /vo 632.29
Élise, de Josias
Voir Josias l’intendant.
Élise, fille de Tito
Voir Esther, femme de Tito
Élisée petit-fils d’Éli
Voir Éli de Capharnaüm.
Élisée d’Engaddi
C’est le fils d’Abraham*, le chef de la synagogue d’Engaddi. Il devient lépreux et tout le monde le croit mort : son père l’a caché.
Jésus s’est montré bon pour les habitants de cet oasis au bord de la Mer Morte : il a enseigné et guéri les malades1. Avant son départ, Abraham l’emmène dans les montagnes, suivi du village qui s’interroge : quel est ce sentier ?
«Ce n’est pas un sentier, c’est une espérance qui me gonfle le coeur. Venez, mes fils, et vous saurez quelle douleur était dans le cœur de celui qui consolait toutes vos douleurs ! Quelle résignation était dans le cœur de celui qui vous disait toujours d’espérer en Dieu qui peut tout »».
Il supplie Jésus : «Au nom de ta Mère, aie pitié de moi, de nous !…».
Tout le monde pleure avec le vieillard. Jésus le console : «Ne pleure plus ! Ta foi, ta justice, ton espérance, méritent cela et davantage».
Abraham appelle son fils. C’est un spectre horrible, un squelette, à moitié nu, rongé par la lèpre qui apparaît. Jésus accomplit un miracle complet. Ce n’est pas seulement une guérison mais une reconstitution de ce que le mal avait détruit, et l’homme, d’environ quarante ans, est intact comme s’il n’avait jamais rien eu2.
Jésus dit au miraculé : «Quand tu seras purifié, prêche le Seigneur car c’est à Lui que tu appartiens».
C’est ce qu’il fait effectivement après la Passion : «Congédie-moi, père, car je quitte tout bien pour prêcher le Seigneur. J’irai à Capharnaüm à la recherche de Jean*, et je m’unirai aux disciples fidèles»3. Il se retrouve sur le Thabor avec les cinq cents disciples4 où Jésus ressuscité l’accueille : «Voici un nouveau compagnon. Qu’il vous soit cher parce que je l’ai tiré de son tombeau pour qu’il me serve»5.
(1) Tome 6, chapitre 80 /vo 390.4/8 – (2) Ib°, chapitre 81 /vo 391.2/8 – (3) Tome 10, chapitre 18 § 7 /vo 632.29 – (4) Cf. 1 Corinthiens 15,6 – (5) Tome 10, chapitre 20 /vo 634.1/18
Élisée, du Liban
Riche propriétaire de forêts et de troupeaux sur le Liban. C’est un maître exigeant, mais juste. Il sait juger de la valeur des gens. Il embauche Benjamin* et Daniel*, deux des bergers de la Nativité*, chassés par les bethléemites après le massacre commandité par Hérode1.
(1) Tome 2, chapitre 69 /vo 103.3
Élisée, le maître d’école
À Bethsaïda, il a eu comme élèves les apôtres Philippe* et Pierre*.
Pierre se remémore les méthodes d’enseignement «de ce grognon d’Élisée» : «Tu t’en souviens, Philippe? … »Dites les villes des tribus ! … Vous ne les avez pas dites en chœur… Recommencez… Simon (Pierre), tu ressembles à une grenouille endormie. Reprenez au début » Hélas ! À la fin, je ne savais que la liste des villes et pays de l’ancien temps et rien d’autre» conclut Simon-Pierre1.
*
Le fait que Pierre et Philippe, tous deux originaires de Bethsaïda, soient sensiblement du même âge selon Maria Valtorta, augmente la vraisemblance de cette brève anecdote.
(1) Tome 3, chapitre 72 /vo 210.7
Élisée, l’orphelin de Sichem
Voir Ruben et les orphelins de Sichem.
Élissa
Voir Sitaré et les affranchis romains.
Emmanuel, de Gaas
Voir Jean le synhédriste.
Emmanuel, de Jutta
Voir Joachim et Sara de Jutta.
Ennius Cassius
Un débauché
Pour combler son oisiveté et faire oublier l’éloignement de Rome, cet aristocrate romain (Patricien) de Césarée Maritime, organise une orgie. Tous les notables romains de la ville y sont conviés. Il détaille les somptueux préparatifs à deux autres patriciens qu’il rencontre sur le marché : Florus Tullius Cornelius et Marcus Heracleus Flavius. Il leur confie l’apothéose de la soirée : une jeune vierge dont il compte profiter. Il l’a acheté au prix de 13 années de salaire d’un journalier.
Jésus a surpris la conversation. Il charge Claudia Procula*, la femme de Ponce Pilate*, de libérer cette jeune gauloise, Aurea Galla*. L’enjeu est difficile. Les romaines lui rappellent le précepte : «Esclave achetée, objet dont on peut disposer». Mais elles vont tout faire pour la libérer.
Claudia Procula profite de l’ivresse d’Ennius : s’il lui donne l’esclave, elle se fait fort d’obtenir du Proconsul le retour à Rome d’Ennius. Ennius ne rêve que de cela. Le marché est conclu de justesse1.
Recoupements historiques
L’existence et la puissance de la gens Cassia est attestée au premier siècle : À l’époque où se situe l’épisode, Lucius Cassius Longinus, était l’époux de Drusilla, la fille de Germanicus. Un autre membre, Caïus Cassius Longinus, fut gouverneur de Syrie sous l’empereur Claude.
Ennius est sans doute apparenté à l’un ou à l’autre. En tous cas les 200 pièces d’or qu’il dépense pour l’achat d’une esclave, le suppose membre d’une famille fortunée.
Florus Tullius Cornelius, quant à lui, appartient à la prestigieuse famille de Cicéron.
(1) Tome 6, chapitre 116 /vo 425.1/10
Éphrem, le lépreux
Un des dix lépreux de Luc 17,11-19.
Jésus a décidé de se rendre à la fête des Tentes (Soukkot) secrètement et par un chemin détourné1. En passant par la Samarie il rencontre les dix lépreux qu’il envoie vers les prêtres. Ce n’est qu’à distance qu’il les bénit, les guérissant de ce fait. Un seul accourt pour le remercier.
Sa louange est intarissable et attire les badauds. Cela déplait aux apôtres : ils veulent traverser discrètement la région.
Jésus remarque : sur dix lépreux guéris, un seul est revenu remercier et c’est un samaritain.
Le lépreux guéri, à genoux, demande un nouveau nom. Jésus lui donne celui d’Ephrem «Parce que c’est deux fois que la Vie t’a donné la vie2». Ephraim signifie en effet «double fruit».
Recoupements historiques
Le site officiel de la paroisse de Taybeh3 – la moderne Ephraïm de Jean 11,54 – reprend à son compte cet épisode et l’identifie comme issu «d’une tradition orale».
Selon lui, la guérison des dix lépreux se situe à Ein Samieh, sur le chemin d’Ephraïm, comme décrit par Maria Valtorta. On pourrait attribuer cette narration à un lecteur admiratif de Maria Valtorta, ce qui est possible. Mais l’église abrite une icône ancienne de N.D. d’Ephraïm tenant une grenade. Référence à une parabole dite par Jésus à cet endroit. Ce que Maria Valtorta confirme4.
(1) Cf. Jean 7,10 – (2) Tome 7, chapitre 178 /vo 483.7/10 – (3) www.taybeh.info/fr/histoire.php – (4) Tome 7, chapitre 179 /vo 484.1/7
Esther, de Jérusalem
Voir Mathias et Esther, de Jérusalem.
Esther, de Nazareth
Cette nazaréenne, veuve de Lévi, n’a jamais eu de bonheur dans sa vie. Elle meurt de chagrin à cause de son fils Samuel*, menteur et meurtrier1. La Vierge Marie l’assiste dans ses derniers instants et recueille cette demande qu’elle transmet à Jésus : Que Samuel soit sauvé2.
Samuel vient trouver Jésus à Capharnaüm. La rencontre est sévère. Samuel est désespéré : «J’ai fait mourir ma mère de douleur. Le dernier soir, elle était à bout et je n’ai pas eu pitié. Je l’ai frappée, Seigneur !!! Elle est morte dans la nuit !
– Il y a des années que tu l’as tuée», répond Jésus. Et il lui remémore toute sa dureté de cœur.
Il poursuit : «Je ne devrais pas te pardonner. Mais deux mères ont prié pour toi, et ton repentir est sincère. Je te pardonne donc. Par une vie honnête, efface le souvenir d’un Samuel pécheur3».
(1) Tome 6, chapitre 134 /vo 442.3 – (2) Ib°, chapitre 137 /vo 445.13 – (3) Ib°, chapitre 151 /vo 459.2
Esther, la nourrice
Elle est mariée et jeune maman quand elle nourrit Jeanne de Chouza* car sa mère, trop faible, ne le peut pas. La maman meurt rapidement : Jeanne est encore un bébé.
Esther l’accompagne depuis lors : «Je l’ai veillée malade. Je lui ai fait ses vêtements d’épouse. Je l’ai conduite au mariage. J’ai souri à ses espoirs maternels. J’ai pleuré avec elle sur son enfant, mort».
Jeanne se meurt des suites de cet accouchement malheureux. Elle part dans une lointaine propriété de son mari dans l’espoir que l’air y serait meilleur. Esther supplie Jésus de guérir sa maîtresse1 ce qu’il fait à distance2.
Son affection maternelle déborde de nouveau quand Jeanne, à la demande de Jésus, adopte deux orphelins : Marie* et Mathias*3. Elle suit sa maîtresse partout. C’est l’une des saintes femmes qui s’activent à l’aube de la Résurrection4.
(1) Tome 2, chapitre 64 /vo 99.3/5 – (2) Ib°, chapitre 68 102.3/8 – (3) Tome 4, chapitre 165 /vo 299.8 – (4) Tome 10, chapitre 5 /vo 619.1
Esther, de Séphet
Voir Marie et Jean, de Séphet et leurs enfants.
Esther, femme de Tito
Voir Tito le maréchal-ferrant.
Étienne, le premier martyr
Est un des élèves préférés de Gamaliel*, d’où la qualité de sa dialectique et de sa rhétorique qu’évoquent Actes 6,10.
Lors de sa rencontre avec Jésus, Maria Valtorta le décrit ainsi : un homme d’environ vingt-cinq ans, brun, robuste, au regard intelligent et à l’aspect aristocratique1.
Avec Hermas*, élève de Gamaliel comme lui, il se décide à suivre Jésus. Ils font partie du groupe des soixante-douze «envoyés deux par deux2». Ils poursuivent de concert l’évangélisation à travers toute la Palestine, sans rompre leurs liens avec Gamaliel.
Jésus le décrit spirituellement et lui prédit symboliquement son destin : «Ton visage est limpide. Tu es un de ceux qui restent tout petits …
– Et qu’y a-t-il sur mon visage, Seigneur ? questionne Étienne.
– Charité, foi, pureté, générosité, sagesse, lui répond Jésus. Dieu t’a donné tout cela et tu l’as cultivé. Selon ton nom, tu as la couronne d’or pur (Étienne veut dire « couronne »). Deux mots y sont gravés : « Prédestination » et « Prémices ». Sois digne de ton sort, Étienne3».
À l’Ascension, Jésus l’appelle dans les proches : «Toi, Étienne, fleur couronnée de justice qui as quitté l’imparfait pour le parfait et qui seras couronné d’un diadème que tu ne connais pas encore mais que t’annonceront les anges4».
Devenu l’un des premiers diacres de l’Église naissante, il en est le premier martyr comme le rapportent les Actes apôtres5. Les lapidateurs abandonnent son corps sous le tas de pierres, probablement dans un quartier nord de Jérusalem. La Vierge Marie et quelques apôtres viennent la nuit, chercher le corps d’Étienne pour lui donner une sépulture décente mais inconnue, proche de Béthanie, sur la route de Jéricho. Nicodème et Lazare se chargent seuls de cette tâche6.
Recoupements historiques
L’Église fête le martyre de Saint Étienne le 26 décembre. Les auteurs diffèrent sur sa datation :
– Selon Jacques de Voragine (1228-1298), la lapidation a eu lieu «l’année de l’Ascension du Seigneur, au mois d’août suivant, au début du troisième jour». Ce serait donc le 3 août 307. Il aurait été enseveli par Gamaliel et Nicodème.
– Selon Marie d’Agréda, Étienne mourut «neuf mois après la Passion, le vingt-six décembre, le jour où la sainte Église célèbre son martyre. Ce jour-là il achevait la trente-quatrième année de son âge. C’était aussi la trente-quatrième année de la naissance du Sauveur», le 26 décembre 30. Il est enseveli par «des disciples» anonymes. Le lieu n’est pas précisé8.
– J. Sepp donne pour date de la mort d’Etienne «selon la Tradition de l’Église» le 26 décembre 32, en se référant à un texte d’Alexandre de Jérusalem, cité par Euthalius au IVème siècle9.
– Mgr Gaume indique lui, le 26 décembre 3310.
– Les différentes Bibles donnent des datations diverses : 31 pour la Bible Osty, vers 33 pour la Bible de Jérusalem, de 34 à 36 pour la Bible Chouraqui, vers 35 pour la Bible Maredsous.
Au musée du Vatican une série de tableaux de Bernardo Daddi (1290-1348) rapporte la découverte de la sépulture d’Étienne par un songe qu’aurait eu Lucien, un prêtre de Jérusalem au début du Vème siècle. Le tombeau serait situé à Kafr Gimal (« Le tombeau de Gamliel »), aujourd’hui Bayt Jamal. Ce lieu est situé à 22 km à l’est de Jérusalem.
Valtorta ne date pas la mort d’Étienne, mais Jean Aulagnier, son exégète, estime qu’elle eut lieu au début de l’an 3211.
(1) Tome 3, chapitre 26 /vo 166.5/12 – (2) Cf. Luc 10,1 – Tome 4, chapitre 143 /vo 279.1/3 – (3) Tome 5, chapitre 44 /vo 354.2/16 – (4) Tome 10, chapitre 23 /vo 638.19 – (5) Cf. Actes 6,5 et 7,58-60 – (6) Tome 10, chapitre 32 /vo 10.646 – (7) La légende Dorée – Saint Étienne, page 89 – (8) La Cité mystique de Dieu – Livre 7, Chapitre 11, § 198, pages 20 et 21 – (9) La Vie de N.S. Jésus-Christ – Tome1 chap. VII, page 159 – (10) Biographies évangéliques – Tome 2, page 8 – (11) Avec Jésus, au jour le jour – page 345 – (12) Tome 10, chapitre 32 /vo 10.646
Euchérie, la mère de Lazare, Marthe et Marie
Voir Théophile et Euchérie.
Eunique (Eunice) et son mari
À Joppé (aujourd’hui Haiffa), un groupe, où se mêlent juifs et gentils des colonies romaines de Grèce et d’Asie mineure, s’approche de Jésus. Ses paroles sont parvenues jusqu’à Éphèse.
Un romain, marié à Eunique, une juive de Lycaonie (sud de la Turquie actuelle), lui fait remarquer : «Mon épouse, qui est cultivée, a trouvé des correspondances entre tes paroles et celles d’un grand philosophe grec, Socrate. Tu dis que l’âme est éternelle. Il a dit qu’elle est immortelle1».
En réponse Jésus développe longuement l’immortalité de l’âme et réfute la métempsychose qui prône la migration de l’âme dans des corps différents.
*
Le nom d’Eunique ou d’Eunice, évoque la mère de Timothée, le disciple de saint Paul. Les actes le définissent comme habitant Lystres en Lycaonie. Il était «fils d’une juive devenue croyante, mais d’un père grec2». Dans Maria Valtorta, ce mari anonyme qui se présente comme romain des colonies grecques, est bien appelé «grec» par Jésus et non «romain».
Eunice est mentionnée dans la seconde lettre de Paul à Timothée : «J’évoque le souvenir de la foi sans détours qui est en toi, foi qui, d’abord, résida dans le cœur de ta grand’mère Loïs et de ta mère Eunice et qui, j’en suis convaincu, réside également en toi3».
Saint Paul confia à Timothée des missions auprès de diverses communautés et l’utilisa comme secrétaire pour rédiger certaines épîtres4. Il partagea la première captivité de Paul et resta à Éphèse à sa demande. Il en devint le premier évêque.
(1) Tome 6, chapitre 95 /vo 406.6/12 – (2) Cf. Actes 16, 1 – (3) Cf. 2 Timothée 1,5 – (4) Cf. 2 Corinthiens 1,1; Colossiens 1,1; 1 et 2 Thessaloniciens 1,1; Philippiens 1,1; Philémon 1,1
Ézéchias, l’aubergiste de Bethléem
Il refuse d’accueillir Joseph et Marie le jour de la nativité1. Plus tard, il s’en félicite : cela lui a permis d’échapper au massacre d’Hérode. Ce ne fut pas le cas d’Anne* qui héberge la Sainte Famille : elle et ses enfants sont massacrés.
Trente ans plus tard Jésus revient à Bethléem, incognito. L’aubergiste confie ses souvenirs : «J’ai eu le nez creux… J’ai la malice dans le sang, et je n’ai pas voulu d’eux (la sainte Famille à Noël)2».
Cela ne l’empêche pas de profiter de la réputation de Messie propagée par les bergers. Les curieux affluent et l’argent avec. Les mages et leur impressionnant cortège se logent chez lui, prenant toutes les écuries, payant à prix d’or et couvrant de cadeaux «garçons et femmes de service3».
Ézéchias conclue : «Pour ma part, je ne puis dire que du bien du Messie, qu’il soit vrai ou faux. Il m’a fait gagner de l’argent à pleins sacs4».
(1) Cf. Luc 2,7 – Tome 1, chapitre 46 /vo 28.3 – (2) Tome 2, chapitre 38 /vo 74.4 – (3) Tome 1, chapitre 56 /vo 34.5/10 – (4) Tome 2, chapitre 38 /vo 74.4