Habitants de Rama
Jésus fait étape chez la sœur jumelle de Thomas*, à Rama une ville proche de Jérusalem1. Il va saluer les parents de l’apôtre.
Celui-ci réunit famille et voisins pour écouter l’enseignement de Jésus sur le Salut. Quelqu’un l’interroge : «Seigneur, n’y aura-t-il qu’un petit nombre de sauvés ?». Il leur répond par la parabole de la porte étroite2.
Des pharisiens surviennent. Ils veulent dissuader Jésus d’aller à Jérusalem pour la Pâque : Hérode Antipas* veut le tuer. Jésus les charge d’aller dire «à ce vieux renard» qu’il ira quand même et leur reproche de mettre sur le compte d’Hérode leurs propres desseins3. Les pharisiens «s’enfuient sous la grêle des brûlantes vérités4».
(1) Cf. Luc 13,22 – (2) Ib° 23-30 – (3) Ib° 31-35 – (4) Tome 5, chapitre 53 /vo 363.6/7
Hanne, Hanna, Hanan
Voir Anna, le Grand-Prêtre.
Hélios
Est un déserteur romain, certainement un brigand. Devenu aveugle, il mendie près de Pella. Il vole le pain et l’aumône du jeune Jaïa*, mendiant et aveugle lui aussi. Personne ne proteste, car Hélios est bagarreur et violent.
Jésus guérit le jeune Jaïa1.
*
L’intérêt de la scène réside dans ces indications d’une femme de Pella : «C’est un voleur qui pendant des années a volé et tué, en descendant des monts de Caracamoab et de Séla, cette dernière appelée Pétra par les troupes d’occupation2».
Caracamoab (Kerakkamoab) n’est cité qu’une seule fois dans la Bible sous le vocable de Qir-Moab3. La forme employée ici n’apparaît que dans de rares documents du VIème siècle. Ptolémée, un géographe du IIème siècle après J.C. la dénommait de même4. La confirmation que Sella et Pétra sont une seule et même ville, était loin d’être admise au temps de Maria Valtorta. Beaucoup le croient aujourd’hui, même si cela fait encore débat5.
(1) Tome 5, chapitre 48 /vo 358.1 – (2) Ib° – (3) Isaïe 15,1 – (4) Actes du Concile de Jérusalem (536) et ouvrages d’Étienne de Byzance (Ethnika). Rapporté par Biblical researches in Palestine, E Robinson, 1856, Volume 2, Section XII, page 166, §2 – (5) Dictionnaire de la Bible, A.M. Gérard, 1989, « la roche » page 1196.
Hémorroïsse (L’)
Elle est anonyme dans Maria Valtorta comme dans les synoptiques1. Le récit n’ajoute que des détails à l’Évangile2.
*
Son intérêt réside dans la distance que Maria Valtorta prend avec les nombreuses sources dont elle aurait pu s’inspirer :
– Elle ne lui donne pas l’attache géographique mentionnée par Eusèbe: Césarée de Philippe3.
– Elle ne la nomme ni Bérénice4 ni Marthe5 comme le font des traditions établies.
– Elle ne suit pas les Actes de Pilate qui la confondent avec Véronique, qui récolta l’image miraculeuse sur la Via Dolorosa.
(1) Matthieu 9, 20-22; Marc 5, 25-34; Luc 8, 43-48 – (2) Tome 4, chapitre 91 /vo 230.1/7 – (3) Césarée de Philippe selon Eusèbe de Césarée, Histoire Ecclésiastique, VIII, 18 – (4) Jean Malalas, Chronographia Antiochia – St Jean Damascène, Oratio III, De imagibus – (5) cardinal P. Lambertini De servorum Dei beatificatione et beatorum canonizatione, Livre 4, partie 1, chapitre 8, n°11
Hermas d’Antigonéa
Voir Dosithée d’Antigonéa.
Hermas, le disciple
Est l’un des cinq disciples de Gamaliel à être devenus ensuite disciples du Christ. Il est originaire d’Emmaüs de la montagne, où il rencontre Jésus pour la première fois1. Avec Étienne*, son inséparable compagnon, il décide de suivre Jésus lors du Sermon sur la montagne2. Ils font partie des soixante-douze disciples* «envoyés deux par deux3». Un peu plus âgé qu’Étienne, peut-être 30 ans, il se fait remarquer pour sa connaissance de la Loi : il la met au service de l’évangélisation.
Recoupements historiques
Hermas est fêté le 9 mai (ou le 5 novembre) par l’Église catholique.
Dans sa lettre aux romains, Paul salue un Hermas exilé dans cette ville4. Selon la tradition grecque, Hermas serait devenu évêque de Philippes en Macédoine5 et serait mort martyr en 95. Par deux fois cette ville a été visitée par Paul. L’épître aux philippiens (vers 54/55 après J.C.) témoigne de l’impact immédiat de sa parole.
Le personnage décrit par Maria Valtorta n’est pas l’auteur du Pasteur d’Hermas, un apocryphe du IIème siècle.
(1) Tome 2, chapitre 107 /vo 140.2/7 – (2) Tome 3, chapitre 26 /vo 166.5/12 – (2) Tome 4, chapitre 143 /vo 279.1/3 – (3) Cf. Luc 10,1 – (4) Cf. Romains 16,14 – (5) Claude Laporte, Tous les saints de l’Orthodoxie, 2008, page 575
Hermas, d’Emmaüs
Différent du précédent. Cet homme, d’âge mûr, est le fils de Cléophas* le chef de la synagogue. C’est chez lui qu’il rencontre Jésus1. Son frère cadet, nommé Cléophas* comme son père, est un des deux disciples d’Emmaüs dont parle l’Évangile2. Le second est Simon*. Il devient disciple comme beaucoup d’habitants de ce village et suit même Jésus dans ses voyages en Judée3.
(1) Tome 2, chapitre 107 /vo 140.2/7 – (2) Cf. Luc 24,13-35 – (3) Tome 7, chapitre 209 /vo 512.1/4
Hermastée, le disciple philistin
Jeune pêcheur d’Ascalon, il se convertit en entendant l’apôtre Jean* prêcher dans sa ville1. Il devient disciple2. Jésus confie son instruction à Jean d’Endor*, un ancien galérien. Insidieusement, Judas* dénonce au Temple la présence de ce philistin : il doit se faire circoncire pour éviter le scandale3.
Il fait partie du second voyage apostolique qui conduit les disciples de Jérusalem en Galilée, par la Galaad (Transjordanie). Il reste en Décapole avec Timon*, le futur diacre4. Infatigable, il repart de là évangéliser la Philistie5. Il y est tué, à Jabnia, par un adversaire du Messie. Un habitant témoigne : «Il vivait comme un pénitent. Si par pitié une personne lui donnait un pain, il la bénissait en ton nom (Jésus). Si on lui jetait des pierres, il se retirait en bénissant aussi. Il se nourrissait de fruits sauvages et de coquillages marins qu’il arrachait des rochers ou tirait du sable. Plusieurs le traitaient de « fou », mais personne ne le haïssait6».
(1) Tome 3, chapitre 81 /vo 219.4 – (2) Tome 4, chapitre 114 /vo251.5/7 – (3) Tome 4, chapitre 146 /vo 282.2/7 – (4) Cf. Actes 6,5 – (5) Tome 6, chapitre 138 /vo 446.2 – (6) Tome 8, chapitre 25 /vo 564.6/11
Hermione
Voir Dosithée d’Antigonéa.
Hermogène
Voir Sitaré et les affranchis romains.
Hérode Antipas
Fils d’Hérode le grand* et de Malthacé la samaritaine, il eut pour ami d’enfance ou frère de lait, Manaën*. Il répudie sa première femme pour épouser Hérodiade*, sa nièce, ex-femme d’Hérode-Philippe, son demi-frère. Maria Valtorta le décrit comme «superstitieux, cruel et libertin1»
Il fait arrêter Jean-Baptiste* par deux fois et l’enferme à Machéronte, une forteresse au bord de la mer Morte. Le jour de son anniversaire, sous le coup de l’ivresse et du désir, il fait décapiter le Baptiste à la demande de Salomé* influencée par Hérodiade sa mère2. Ce meurtre, réprouvé par le peuple, le pousse à rejeter Hérodiade et Salomé, causes de ses ennuis. Il trouve que les paroles sévères de Jésus à leur encontre sont trop douces pour elles3.
Piqué par la curiosité, il veut que Jésus vienne à la Cour. «Non !» répond catégoriquement Jésus4.
La résurrection spectaculaire de Lazare* le plonge dans une grande angoisse et le rapproche de sa femme : «Hérode semble fou dans son palais, rapporte Manaën. Il claque des dents en suppliant les plus fidèles de le défendre des spectres. Il s’est enivré pour se donner du courage et il voit des fantômes. Il crie que le Christ a aussi ressuscité Jean (Baptiste) qui lui crie aux oreilles les malédictions de Dieu5».
Un mélange de curiosité et de crainte anime désormais Hérode Antipas : «Même si le Ciel le commandait, je ne lèverais pas la main sur Jésus. J’ai trop peur» confie-t-il à Chouza*, son intendant6.
Lors de la Passion, Jésus comparait devant lui. Hérode lui demande successivement de guérir un chien puis un idiot. Il le tente avec des danseuses lascives. À tout cela, Jésus répond par le silence7. «Suffit, dit Hérode. Je t’ai traité en Dieu et tu n’as pas agi en Dieu. Je t’ai traité en homme et tu n’as pas agi en homme. Tu es fou» et il le renvoie à Ponce Pilate* couvert du vêtement blanc des aliénés8.
Au début de sa vie publique, Jésus avait porté ce jugement sur Hérode Antipas : «Il est coupable d’idolâtrie, d’adultère, de vol, de désir illicite, et bientôt d’homicide». À la question : «Sera-t-il sauvé par Toi?» Jésus avait répondu «Je sauverai ceux qui se repentent et reviennent à Dieu. Les impénitents n’obtiendront pas la rédemption9»
Recoupements historiques
Flavius Josèphe décrit Hérode Antipas comme un souverain paisible10. Il vient souvent s’entretenir avec Jean Baptiste qu’il tient emprisonné. Il y trouve un mélange de plaisir et de perplexité. Jean-Baptiste avait suscité la haine d’Hérodiade en condamnant sa conduite au nom de la loi juive interdisant d’épouser la femme de son frère.
Six ans après la mort du Christ (en 36), son armée est défaite par celle d’Arétas IV roi nabatéen (sud de la Jordanie), son ancien beau-père. Il est destitué par l’empereur Claude trois ans plus tard, puis exilé avec Hérodiade en Gaule, dans les Pyrénées, à Saint Bertrand de Comminges (Lugdunum Convenarum) puis en Espagne où il meurt, en 40.
(1) Tome 2, chapitre 13 /vo 51.3 et Ib°, chapitre 45 /vo 81.3 – (2) Tome 4, chapitre 133 /vo 270.1/8 – (3) Tome 5, chapitre 66 /vo 376.6-11 – (4) Ib° – (5) Tome 8, chapitre 10 /vo 549.2 – Cf. aussi Marc 6,16 – (6) Tome 8, chapitre 44 /vo 583.12-15 – (7) Cf. Luc 23, 8-9 – (8) Tome 9, chapitre 22 /vo 604.8/12 – (9) Tome 2, chapitre 98 /vo 131.4 – (10) Flavius Josèphe, Antiquités juives, livre 18, V
Hérode le Grand
N’apparaît pas directement dans l’œuvre de Maria Valtorta. Seul le massacre des innocents qu’il perpétue à Bethléem1.est évoqué par les souvenirs qu’il laisse.
Selon les béethlémites «deux mille enfants furent massacrés : mille dans la ville et mille dans les environs1». Le traumatisme explique l’exagération : dans une dictée à Maria Valtorta, Jésus tempère «trois-cent vingt2» ce qui est déjà beaucoup. Le fait fut connu et César le traita de «porc altéré de sang» rapporte un béethlémite3. «Ce massacre horrifia Rome» témoignent les patriciennes romaines4.
Souverain paranoïaque, Hérode avait craint ce «roi» annoncé par les mages. Il convoque les docteurs de la loi qui lui indiquent le lieu de naissance : Bethléem de Juda. Des témoins de cette scène le confirment à Jésus5.
Recoupements historiques
Hérode était coutumier d’homicides dans sa propre famille et d’assassinat d’opposants. En l’an -4, date estimative du massacre des innocents, il fit tuer aussi l’un de ses enfants : Antipater.
César Auguste, à la lecture des rapports qui lui parvenaient de tout l’empire, fit ce jeu de mot en grec : «il vaut mieux être le porc (us-uos) d’Hérode que son fils (uios)». Les juifs ne mangeaient pas de porc6.
En se basant sur des données vérifiables, Jean-François Lavère7 confirme les conclusions de certains historiens anglo-saxons8 : Hérode est mort au début de l’an -1 et non en -4. Il s’appuie en particulier sur «la lune rouge du sang des rabbis» mentionnée par Flavius Josèphe. Ce phénomène annonce la mort du roi en illustrant l’un de ses derniers massacres. Un tel phénomène s’observe lors des éclipses totales, en l’occurrence celle du 9/10 janvier -1. La chronologie des événements décrits dans l’œuvre de Maria Valtorta est cohérente bien qu’elle ne comporte aucune date. Elle n’est compatible qu’avec l’hypothèse de la mort d’Hérode en -1.
(1) Cf. Matthieu 2,16-18 – (2) Tome 2, Chapitre 37 /vo 73.3/6 – (3) Maria Valtorta Les Cahiers de 1945 à 1950, dictée du 28 février 1947 – (4) Tome 2, Chapitre 38 /vo 74.3 – (4) Tome 6, chapitre 117 /vo 426.6 – (5) Tome 7, chapitre 156 /vo 464.10 – (6) Rapporté en latin par Macrobe, Saturnales livre 2 ch 4: « Melius est Herodis porcum esse quam filium » – (7) Jean-François Lavère, L’énigme Valtorta, RSI 2012 – (8) Par exemple, travaux d’Andrew E. Steinmann, Concordia University River Forest
Hérodiade
Descendante tout à la fois de la dynastie royale des asmonéens et d’Hérode le grand*, elle épouse d’abord Hérode-Philippe1, son oncle, dont elle a une fille : Salomé*. Répudiée, elle épouse le demi-frère de celui-ci : Hérode Antipas* dont elle est la nièce. Ambitieuse et femme de caractère, elle mène la barque à la cour d’Hérode Antipas. «Une créature infernale qui domine un homme cruel» dit-on d’elle2.
Elle voue une haine tenace à Jean-Baptiste* pour les reproches d’adultère qu’il formule à son encontre. Elle profite de la danse triomphante de sa fille Salomé au banquet d’Hérode Antipas, pour obtenir la décapitation du prophète. Elle s’acharne à coup de stylet sur la tête qu’on lui apporte puis la donne aux chiens. Selma*, sa servante, rapporte tous ces détails aux disciples du Baptiste3.
Le meurtre de Jean Baptiste soulève l’opinion contre Hérode Antipas. Il en fait porter la responsabilité à Hérodiade. Le couple se déchire4, mais la résurrection de Lazare* les rapproche de nouveau : «Hérode semble fou dans son palais, alors qu’Hérodiade est furieuse et le pousse à donner des ordres pour arrêter le Christ. Elle tremble devant sa puissance et lui de ses remords5». Hérodiade prend définitivement l’ascendant sur son mari.
Recoupements historiques
Hérodiade était la petite-fille de Mariamne I, descendante de la lignée asmonéenne des Maccabées, et d’Hérode le grand. Lors des affrontements avec Antigone, le dernier des Asmonéens Hérode le Grand fit assassiner Aristobule, le père d’Hérodiade et Mariamne I sa grand-mère. Hérodiade partagea l’exil d’Hérode Antipas en Gaule narbonnaise puis en Espagne, peu de temps après la mort de Jésus6.
(1) Hérode-Philippe n’est pas Philippe le Tétrarque cité par Luc 3,1, mais l’un de ses demi-frères – (2) Tome 2, chapitre 45 /vo 81.4 – (3) Tome 4, chapitre 133 /vo 270.3/10 – (4) Tome 5, chapitre 66 /vo 376.6 – (5) Tome 8, chapitre 10 /vo 549.2 – (6) Flavius Josèphe Antiquités juives Livre 18, chapitre 7
Hillel
Est l’un des savants convoqués par Hérode le grand*1 pour interpréter le lieu de naissance du roi que cherchent les mages*2.
Plus tard, il fait partie, avec son petit-fils Gamaliel*, des Docteurs qui interrogent le jeune Jésus dans le Temple3. Ils écoutent Jésus interpréter, à la lumière des Écritures, la naissance du Messie, sa future mort et sa glorification. Dans ce dialogue, Hillel oppose sa conception libérale de la loi à celle rigoriste du Rabbi Schammaï* et de ses disciples4. La pensée préférée d’Hillel était : «L’homme est grand quand il s’humilie5».
Il ne tarde pas à mourir. Il est enterré près de Giscala, un centre rabbinique réputé de Haute-Galilée. Plus tard Jésus effectue un pèlerinage sur son tombeau «de pierre blanche» et y rencontre Gamaliel6. Lors d’un second pèlerinage, Jésus est blessé à la main par une pierre jetée par des synhédristes venus du centre rabbinique proche7.
Recoupements historiques
Né à Babylone, vers 70 avant J.C. et mort à Jérusalem, vers l’an 108 Rabbi Hillel fut le chef d’une école libérale.
Comme le note Maria Valtorta, sa maxime préférée était bien : «Ma bassesse sera mon élévation, et mon élévation sera ma bassesse9». Il est connu pour avoir résumé la Torah dans ce précepte : «Ce qui est mauvais pour toi, ne le fais pas aux autres10».
La rencontre du jeune Jésus et d’Hillel est plausible compte-tenu des dates respectives. Ce n’était pas acquit en 194511, quand Maria Valtorta rédigea la scène, pas plus que la localisation et le descriptif du tombeau d’Hillel. Près de là, le lieu-dit «trône du Messie» rappelle-t-il le passage de Jésus à cet endroit12 ?
(1) Cf. Mathieu 2, 1-6 – (2) Tome 7, chapitre 156 /vo 464.10 – (3) Cf. Luc 2, 46-47 – (4) Tome 1, chapitre 68 /vo 41.3 – (5) Tome 3, chapitre 20 /vo 160.6 – (6) Ib° – (7) Tome 5, chapitre 28 /vo 340.7/9 – (8) Encyclopedia Britannica – (9) Citée par Elie Benamozegh (1822-1900), Morale juive et Morale Chrétienne – chapitre 5, § 5.4 – (10) Talmud, Chabbath 31 A – (11) Par exemple : Heinrich Graetz, Sinaï et Golgotha: ou Les origines du judaïsme et du christianisme, Société scientifique littéraire israélite, Paris 1867, page 274 – (12) voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Meron. Le trône du Messie
Homme de Pétra
Voir Fara et Tamar de Petra.
Hydropique de Meggido
Est guéri un jour de shabbat selon Luc 14,1-6. Maria Valtorta détaille les circonstances du miracle : c’est un paysan de la plaine d’Esdrelon avec une famille à charge. Jésus demande à la femme de l’hydropique de l’amener chez Ismaël ben Phabi* chez qui il dîne. C’est le shabbat, objecte-t-elle. Jésus explique : il a besoin de cela pour délivrer un enseignement aux pharisiens présents.
Plusieurs convives se vantent d’être miséricordieux quand l’homme arrive en haletant. Jésus pose à l’assemblée la question : «Est-il permis de guérir le jour du sabbat, ou non?». Devant le silence, il se retourne vers l’hydropique : «Crois-tu que je puisse te guérir?» L’hydropique confesse sa foi : malgré les douleurs, il a parcouru une grande distance pour le trouver. Il s’étonne même de n’avoir pas été guéri au simple contact de sa main. C’est ce qui arrive. Les pharisiens s’en offusquent.
Jésus informe alors Chanania* que l’un de ses bois brûle sur le Mont Hermon, mais c’est le shabbat et ce n’est qu’une forêt. Chanania, oubliant ses principes, part précipitamment : «Mon bois le plus beau! Des milliers de sicles en cendre! Maudit sois-tu, l’hydropique et le sabbat avec ! J’ai bien autre chose à penser, moi…1».
*
Chanania se révèle «pharisien »» dans son attitude, mais aussi dans ses usages : les pharisiens du Temple parlaient en sicles hébraïques et non en deniers romains, leurs équivalents de l’époque.
(1) Tome 5, chapitre 23 /vo 335.1/13