Intendant du Tétrarque

Accueille Jésus, dont la réputation s’est répandue, dans le château de Philippe*, à Césarée Panéas. Le Tétrarque regrettera d’être absent, pense-t-il : recevoir Jésus aurait été une occasion de braver l’Antipas*. La réception est troublée par des va-et-vient : Dorca*, une jeune veuve du château accouche difficilement. L’enfant est mort-né. C’est l’occasion d’un miracle de Jésus1.

À Jérusalem, cela devient un objet de scandale : on accuse Jésus d’être entré dans une salle d’accouchement et d’avoir touché un cadavre ! Faux ! témoigne l’Intendant : c’est du seuil que le miracle a été obtenu2.

Jésus ressuscité apparaît au jeune Jésaï*, le fils miraculé de Dorca. L’Intendant croit le récit de l’enfant : selon le Psaume3 «la Gloire de Dieu est proclamée par la bouche des nourrissons». Il décide de partir à la recherche des disciples du Christ4.

*

Maria Valtorta décrit très précisément la forteresse et ses aménagements, y compris les citernes particulières. Cela correspond à l’actuelle forteresse de Nimrod près de l’ancienne Césarée Panéas. Les historiens la datent du Moyen-âge. Aucune fouille n’a été faite. On ne sait rien d’une forteresse antérieure. Le nom de Minrod (Nemrod), un personnage de la Genèse5, indique pourtant une occupation ancienne de ce lieu stratégique.

(1) Tome 5, chapitre 33 /vo 345.1/5 – (2) Ib°, chapitre 58 – (3) Cf. Psaume 8, 2-3 – (4) Tome 10, chapitre 18 § 9 /vo 632.29 – (5) Cf. Genèse 10, 8-9

Isaac, le berger

Fait partie des bergers de la Nativité*1. Après le massacre des innocents, les bethléemites le chasse. Il échoue à Jutta, une ville proche. Sa maladie des reins s’aggrave : il devient infirme2. Réduit à la misère, il est secouru par ses anciens compagnons, et surtout par Joachim* et Sara*, des voisins compatissants3. Dans son épreuve, il se console de pouvoir contempler le ciel étoilé: il lui rappelle celui de la Nativité4.

Jésus le retrouve, trente ans plus tard et le guérit. Il confie : «Isaac est bon. Il a toujours pardonné. L’Esprit de Dieu l’a vraiment instruit durant sa longue maladie5».

La cinquantaine, petit, c’est un caractère fidèle que la maladie a trempé : «Isaac a détruit toute impatience, tout ressentiment, tout emportement pendant sa longue maladie. Il ne s’emporte jamais ! Si on le gifle, il sourit6» témoigne un des disciples.

Jésus lui confie une mission d’évangélisation de Juda7. Il devient pasteur du petit troupeau des disciples8 qui s’accroit sans cesse9. Il prend des initiatives et c’est bien sous le vocable de «chef» des disciples que Jésus le désigne10.

Sa cabane de Jutta est transformée par les habitants en salle de prière pour méditer l’enseignement de Jésus11.

Isaac ne peut supporter d’être séparé de nouveau du Christ : il le supplie de l’emmener avec lui dans son Ascension12. Dans la nuit qui suit l’évènement, Isaac meurt13.

Recoupements historiques

Selon Mgr Gaume14, un manuscrit arabe du XIIIème siècle mentionnerait trois bergers de Noël15. Le cardinal P. Lambertini (Benoît XIV) en avait conclu qu’il n’y avait que trois bergers adorateurs16. Leurs corps seraient restés à Jérusalem jusqu’en 960. Ils auraient ensuite été transférés à Ledesma près de Salamanque (Espagne). Sur les reliques on lit : «Les glorieux Joseph, Isaac et Jacob, pasteurs de Bethléem, ont mérité de voir et d’adorer les premiers le Christ, Dieu et Homme, né dans l’étable».

(1) 1.49 – (2) 2.39 – (3) 2.40 – (4) 2.52 – (5) 3.66 – (6) 6.132 – (7) 2.52 – (8) 3.24 – (9) 3.33 – (10) 8.42 – (11) 3.74 – (12) 10.21 – (13) 10.24 – (14) Mgr Jean-Joseph GAUME Biographies Evangéliques, Tome 1 pages 19-29 – (15) Histoire de l’Enfance du Sauveur, 1299, conservé à Florence – (16) Benoît XIV De Festis, de fest. Diei Nat., p. 412, (cité par Mgr Gaume, Biographies évangéliques, tome 1, 1881 page 19)

Isaac, de Capharnaüm

C’est le plein été. Les voyages apostoliques font place à l’évangélisation des environs du lac de Tibériade. Les malades affluent à Capharnaüm où Jésus réside. Il va discrètement à leur rencontre et les guérit.

«Ne le dites pas à ceux qui vous interrogent» leur recommande-t-il. En effet, les pharisiens sont en embuscade : c’est le shabbat et ils surveillent ses faits et gestes. Les miraculés se concertent pour déjouer les plans des pharisiens. Isaac, guéri d’une maladie aux yeux, donne des consignes d’habileté : à malin, malin et demi1.

(1) Tome 6, chapitre 152 /vo 460.3

Isaac, de Césarée Maritime

Voir Lucius Caïus

Isaac, de Corozaïn

Les premiers miracles de Jésus attirent les malades des environs. Isaac est venu pour sa fille clouée au lit. Il supplie Jésus de passer par Corozaïn la guérir. «Retournes chez toi, ta fille sera sur le pas de la porte» lui dit Jésus. Ainsi en est-il1.

Il devient disciple du Christ : «Je lui ai rendu service, autrefois, commente Jésus, et pour me montrer son amour, Isaac a travaillé pour Moi la région, comme un parfait laboureur2».

Il convertit Élie de Corozaïn*, le disciple qui partait enterrer son père quand Jésus l’appelle à le suivre. Isaac, homme généreux, est regretté à sa mort3.

(1) Tome 2, chapitre 24 /vo61.4 – (2) Tome 3, chapitre 22 -/vo 162.4 – (3) Tome 4, chapitre 129 /vo 266.2

Isaac, l’orphelin de Sichem

Voir Ruben et les orphelins de Sichem.

Isaac, de Séphet

Voir Marie et Jean, de Séphet et leurs enfants.

Isaac, le synhédriste

Présent aux funérailles de Lazare. On ne sait rien de lui1.

(1) Tome 8, chapitre 6 /vo 546.6/11

Isaïe, et les paysans d’Esdrelon

Avec Michée, Saül et Joël, ils sont durement exploités par Giocana ben Zacchaï*: il leur arrive de tirer les charrues comme des bêtes de somme. Jésus vient les évangéliser à l’insu de leur maître. Les apôtres n’hésitent pas à les relayer sous le harnais pour leur permettre d’écouter Jésus sans les faire châtier pour le travail inachevé1.

Plus tard, ils se privent de sommeil quand Jésus vient la nuit apporter nourriture et consolation2. Malgré leur situation, ils sont sans haine.

Jésus ressuscité leur apparaît au jour de Pâque et les encourage : «Portez votre croix comme Moi j’ai porté la mienne. Soyez patients. Pardonnez. Le chemin de la douleur est le chemin du Ciel. Suivez-le avec paix et vous aurez mon Royaume». Les paysans sont réconfortés : ils annonceront la nouvelle de sa Résurrection aux disciples3.

*

L’utilisation de l’araire égyptien, ancêtre de la charrue, a longtemps été courante sur le pourtour méditerranéen4. Le recours à la traction humaine était requis pour des travaux spécifiques, aux endroits inaccessibles aux bêtes de somme, voire en cas de pénurie de celles-ci. Comme le note Maria Valtorta, le labour se faisait en plusieurs passages5.

(1) Tome 2, chapitre 76 /vo 109.1/4 – (2) Tome 6, chapitre 124 /vo – (3) Tome 10, chapitre 18, § 19 /vo 632.29 – (4) Virgile, Géorgiques 1,170-175 – (5) Pline XVIII, 2,4

Isaïe, le pharisien

Dans la vallée du Carit à l’ouest de Jéricho, esséniens et pharisiens se mêlent à la foule des malades. Jésus dit la parabole de l’intendant infidèle selon Luc 16,1-14. Les pharisiens «amis de l’argent», protestent1. Jésus énonce publiquement leurs manquements et reproche aux pharisiens Isaïe et Samuel* : «Celui qui renvoie une épouse pour en prendre une autre est adultère, et celui qui épouse une femme répudiée par son mari est adultère, car ce que Dieu a uni, la mort seule peut le séparer2».

(1) Tome 5, chapitre 71 /vo 381.1/10 – (2) Cf. Luc 16,1-14

Ismaël, l’ânier de Nazareth

Voir Aser l’ânier.

Ismaël ben Phabi

Opprime ses serviteurs, a des exigences cruelles, prête avec usure et n’aime que lui-même. C’est le maître le plus impitoyable de la région, dit-on de lui.

Il chasse de ses propriétés Marie* et Matthias*, de jeunes orphelins : «Dehors, les chiens faméliques !» leur lance-t-il1. Jésus les recueille : ils sont adoptés par Jeanne de Chouza*.

C’est «un des chefs des pharisiens» selon Luc 14,1-6, chez qui Jésus va déjeuner aux environs de Maggedo. La cinquantaine et plutôt petit Maria Valtorta le dit «sadducéen», terme désignant ici son appartenance à la chambre des grands prêtres. Comme les convives Éléazar* ben Boethos et Chanania*, il perçoit, dans la réputation grandissante de Jésus, un moyen pour conquérir la royauté d’Israël. Jésus les détrompe, son royaume n’est pas de ce monde2. En réponse au qualificatif de «miséricordieux» qu’ils s’attribuent les uns aux autres, Jésus guérit l’hydropique : c’est le shabbat. Les synhédristes s’en indignent3.

Lors de la Pâque suivante, Ismaël proteste de son observance de la loi4. En réponse, Jésus lui cite L’Écriture : «Le pain des besogneux est la vie des pauvres, celui qui le leur enlève est un assassin5».

Ismaël est un de ceux avec qui Judas* complote6. Au procès de Jésus Ismaël lance l’accusation : il a guéri un malade un jour de shabbat7!

Recoupements historiques

Maggedo est connu de l’Apocalypse sous le nom d’Harmaguedôn, «la montagne de Meguiddo8».

Ismaël, fils de Phiabi, fut grand-prêtre de 15 à 16, sous Valerius Gratus9. Son fils, Ismaël II, le fut aussi de 55 à 61. Selon le Talmud, son penchant excessif pour le luxe efféminé aurait été le scandale de son temps10.

(1) Tome 4, chapitre 162 /vo 298.3 – (2) Cf. Jean 18,36 – (3) Tome 5, chapitre 23 /vo 335.6/17 – (4) Ib°, chapitre 63 /vo 373.5 – (5) Cf. Siracide 34,24-27 – (6) Tome 6, chapitre 114 /vo 423.3 – (7) Tome 9, chapitre 22 /vo 604.8/12 – (8) Cf. Apocalypse 16,16 – (9) Flavius Josèphe Antiquités juives 18.2.2, 34; 20,8 et 11 – (10) Talmud de Babylone, fête de Pâques, fol 57, verso.

Ismaël, de Béthanie

Rencontre Jésus lors du Sermon sur la montagne. Il vient des confins de la Syrie pour lui confier son tourment : il a 80 ans, il a été abandonné par sa fille, mais il veut aller à Jérusalem pour la Pâque, même en mendiant. Jésus le confie à Sara*, une veuve démunie qu’il vient de guérir. Elle l’accompagne dans son pèlerinage1.

Par l’entremise de Simon le zélote*, il le recommande à Lazare* qui lui confie le soin de ses ruches de Béthanie2. Il meurt paisiblement peu de temps après3.

(1) Tome 3, chapitre 32 /vo 172.9 – (2) Tome 3, chapitre 59 /vo 198.6 – (3) Tome 4, chapitre 88 /vo 226.3

Ismaël, l’intendant

Il est chargé par Giocana ben Zacchaï* de surveiller Jésus. Ismaël doit se montrer accueillant : Giocana craint la malédiction qui a frappé les terres de son voisin, Doras*.

Jésus demande à Ismaël de modèrer les ordres donnés puisqu’il voit comment les paysans sont traités. Il vaut mieux perdre sa place que son âme, conclue-t-il1. Ismaël doit affronter ce dilemme, car Giocana change radicalement d’attitude : il demande à Ismaël de chasser Jésus. Ismaël proteste. Il est frappé. «Je ne suis pas un esclave, et même si je l’étais, tu ne posséderais pas ma pensée dit-il à Giocana. Pour moi, Celui que tu appelles maudit, est un saint2». Il quitte son maître et devient disciple du Messie3.

(1) Tome 4, chapitre 123 /vo 260.1 – (2) Tome 6, chapitre 124 /vo 432.1/10 – (3) Ib°, chapitre 135 /vo 443.3/7

Ismène

C’est une des petites sœurs de Sintica*, l’esclave grecque en fuite recueillie par Jésus. Sintica aimait beaucoup Ismène et s’angoisse : maintenant qu’elle est devenue disciple reverra-t-elle sa mère et sa sœur dans l’autre monde puisqu’elles sont païennes ? Jésus rassure : il n’y a pas faute s’il y a ignorance1.

(1) Tome 4, chapitre 153 /vo 289.5