Nahum, du Sanhédrin

Est l’homme de confiance d’Anne* le grand-prêtre. C’est une connaissance de Judas*, fonctionnaire du Temple avant de devenir apôtre. Dès le début de la vie publique de Jésus, Nahum vient avec les scribes Samuel* et Sadoc*, admonester Jésus à la Belle-Eau : il tolère la présence à ses côtés d’Aglaé*, une courtisane1. La délégation hostile chasse la courtisane et la poursuit de sa vindicte2. De retour à Jérusalem, la délégation obtient la première proscription de Jésus : il doit partir de la Belle-Eau3.

Vers la fin de sa Vie Publique, Jésus prêche dans le Temple selon Jean 10,22-39. Il proclame que Lui et son Père sont un : blasphème pour les synhédristes ! Nahum à leur tête, ils chassent Jésus à coup de pierres.

Entre temps Jésus a exorcisé une fillette. Au vu de tous, le démon expulsé a ricanné : il ne va pas loin. Tous s’interrogent sur le destinataire. André*, effrayé, assure qu’il s’agit de Nahum. D’autres postulent différemment. Jésus les ramène au calme4.

Nahum est le grand-père de Scialem*, l’enfant difforme qui cherche Jésus pour lui demander de mourir. Jésus le guérit.

«Quel miracle mal venu ! s’exclame Judas. Sa famille souhaitait la mort de cet enfant, fruit d’un mariage malheureux, Nahum prendra ton acte pour une vengeance.

– J’affronterai Nahum. Je n’en serai pas haï davantage. Sa haine ne peut grandir. C’est impossible : elle est déjà à son comble», répond Jésus5.

Dans le tremblement de terre qui accompagne la mort du Christ6 Nahum est victime, avec son fils, d’un éboulement. Il en sort estropié et hébété. Anna*, son fils en meurt. Du coup Nahum se retourne contre Anne le Grand Prêtre : il le saisit à la gorge en hurlant : «À cause de toi ! À cause de toi !7».

Recoupements historiques

Historiquement, Nachum Halbalar est un scribe, mentionné dans les livres rabbiniques comme membre du Sanhédrin en 28, mais sans détail particulier à son sujet8. Il était l’un des trois juges criminels les plus renommés9. Fonction conforme à la présentation qu’en fait Maria Valtorta.

Il est remarquable qu’elle évoque qu’il soit estropié après la Passion : ce fait n’est semble-t-il évoqué que dans un seul passage de textes rabbiniques très peu connus10.

(1) Tome 2, chapitre 90 /vo 123.1/8 – (2) Ib°, chapitre 104 /vo 137.1/6 – (3) Ib°, chapitre 102 /vo 135.1/8 – (4) Tome 7, chapitre 234 /vo 537.3 – (5) Tome 8, chapitre 45 /vo 584.6-7 – (6) Cf. Matthieu 27,51 – (7) Tome 10, chapitre 16 /vo 630.9 – (8) Talmud, Peah, ou de l’Angle, C.2.6, Sanhédrin – (9) Rabbi Nathan, Ket. 105a; Yer. Ket. Xiii. 1; Frankel, Darke ha-Mishnah, page 63 – (10) Encyclopedia Judaïca, art. Nahum.

Nara, de Magdala, et ses sœurs

Ont été dépouillées par leur frère unique. Leur mère en est morte de chagrin. Nara, Samira et Syra viennent demander à Jésus conseils et de prières pour elles.

Jésus leur demande de pardonner et les assure qu’il priera pour leur paix et la conversion de leur frère : qu’il leur rende ce qu’il leur doit et revienne à leur affection1.

Par la suite, Jésus envoie régulièrement des apôtres porter quelques secours aux trois sœurs réduites à manger «leur pauvre pain assaisonné de larmes et de pardon» mais le frère est plus dur que jamais. Elles espèrent toutefois sa conversion2.

Selon Maria Valtorta, on retrouve une Syra parmi les disciples auxquels Jésus se manifeste ressuscité. Elle lui témoigne son affection : est-ce le signe de la conversion promise de leur frère3 ?

*

Naara signifie jeune fille. Dans la Bible c’est le nom de l’épouse d’Ashéhur (Hour) fondateur de Bethléem-Éphrata4.

(1) Tome 4, chapitre 141 /vo 277.2 – (2) Ib°, chapitre 172 /vo 306.2 – (3) Tome 10, chapitre 12 /vo 626.2/5 – (4) Cf. 1 Chroniques 4,5-6

Nathan (Matân)

Est un prêtre du Temple. Très âgé, il est l’ami de Jean*, un prêtre disciple de Jésus. Il assiste à une nouvelle altercation violente entre Jésus et les membres du Sanhédrin* : Il leur a dit qu’ils ont Satan pour père et s’est proclamé éternel selon Jean 8,21-591. Les synhédristes en fureur obligent Jésus à s’enfuir et à trouver refuge chez Joseph* de Sephoris.

Le prêtre Jean et Nathan le rejoignent : Nathan voulait connaître Jésus depuis longtemps, mais l’altercation l’a convaincu de franchir le pas. «Le vieux Matân a souvent l’esprit prophétique, et si la vue de ses pupilles se voile de plus en plus, la vue de son esprit s’illumine de plus en plus. Accepte mon ami, Seigneur» dit le prêtre Jean. Jésus accepte. Nathan prophétise alors la chute du Temple et la Passion du Christ. Il décide de le suivre désormais2.

(1) Tome 7, chapitre 204 /vo 507.1/12 – (2) Ib°, chapitre 206 /vo 509.1/9

Nathanaël, dit Barthélemy, l’apôtre

Est un galiléen de Cana. Il est habituellement désigné par son surnom : Barthélemy (fils de Tolmaï). C’est le 6ème dans l’ordre d’appel des apôtres, et le plus âgé d’entre eux1. Jésus le rencontre dans la maison de Pierre. Philippe, son ami, l’y a conduit2. Barthélemy est marié à Anne* dont il a deux filles3. Il est plutôt riche et cultivé4. Volontiers élégant5. Il possède une maison à Bethsaïda6. Sa profession est à chercher dans cette phrase de Jésus définissant l’origine sociale de ses douze apôtres : «Pêcheurs humbles et sans culture, marchands ou fils de marchands, officiers ou fils d’officiers, riches ou fils de riches7». Il est maigre, avec un visage effilé et sévère8 : un visage de penseur dit Maria Valtorta. C’est un sage empreint de bonté9.

Élevé dans le culture de son temps, avec tous ses préjugés, il doit faire de grands efforts pour admettre d’autres vérités comme par exemple la place des femmes ou la façon de prier10. Ses préjugés, qu’il dépasse cependant, s’étendent jusqu’à Lazare* de Béthanie, éduqué dans un cosmopolitisme qui le froisse11. Il fait cependant des efforts méritoires pour se transformer et confesse à Jésus ses limites : «Avec tout mon amour je n’ai pas su me renouveler, et te comprendre, et te suivre. Ce n’est que matériellement que je t’ai suivi. Mais Toi, tu voulais que nous te suivions spirituellement et que nous te comprenions dans ta perfection pour devenir capables de te perpétuer12».

Il avoue à l’apôtre Jean : «Tu fais, par instinct spirituel, ce que j’accomplis péniblement par réflexion mentale : notre transformation d’Israélites en disciples du Christ13».

Tout en étant le plus intransigeant des apôtres, il est pourtant le seul qui, uniquement pour obéir au Maître, ne se refuse pas à des contacts avec les romains14. Sa pédagogie en fait le premier catéchète de l’histoire chrétienne auprès d’Aurea* Galla, jeune esclave inculte15.

En accueillant Nathanaël, Jésus avait salué ses dispositions de fond mentionnées en Jean 1,45-51 : «Voici un vrai Israélite en qui il n’y a pas de duplicité16». Plus tard, Jésus dresse son portrait : «Ton honnêteté! ta bonne foi! ta générosité! ton sincère amour! Pourrais-je douter de mon sage Barthélemy ? Tu es un maître si sage, tu sais exprimer avec simplicité les pensées les plus élevées17».

Généreux, Barthélemy contracte un emprunt pour offrir au grand-père de Margziam* une sépulture décente. Humblement, il minimise son geste: «Mon nom est connu et il m’était facile de trouver quelqu’un qui me fasse une avance d’argent. De Bethsaïda, je m’occuperai du remboursement de la petite dette, insignifiante au fond…18».

Il a une âme de père de famille et prend en charge la tristesse des orphelins19.

Avec son ami Philippe, Nathanaël dit Barthélemy est l’un des deux apôtres traditionalistes20.

Recoupements historiques

Saint Barthélemy est fêté le 24 août dans l’Église catholique et le 11 juin dans l’Église orthodoxe

Selon la tradition, il part évangéliser l’Inde, puis l’Asie Mineure21.

Saint Pantène (fin du IIème siècle) étant allé en Indes, trouva des traces de christianisme. Les indiens lui montrèrent une copie de l’évangile de Matthieu, en hébreu, qu’on lui assura avoir été apporté dans le pays par saint Barthélemy22.

On lui attribue un texte apocryphe : L’évangile de Barthélemy. Saint Jérôme et Bède le Vénérable en parlent23. Il semble que ce soit en fait l’Évangile de Matthieu, apporté en Indes par Barthelémy, puis rapporté de là à Alexandrie par saint Pantène.

Barthélemy subit le martyre, écorché vif, en Arménie. Selon l’Église arménienne, il serait mort en 68. Ses reliques auraient été apportées à Rome et déposées dans l’église qui porte son nom. Sa tête est vénérée à Toulouse et l’un de ses bras à Canterbury.

(1) Tome 10, chapitre 15 /vo 629.1/13 – (2) Cf. Jean 1, 45-51 – (3) Tome 4, chapitre 102 /vo 239.1/9 – (4) Tome 7, chapitre 185 /vo 490.7 – (5) Tome 2, chapitre 65 /vo 100.1/9 – (6) Tome 5, chapitre 20 /vo 332.1/5 – (7) Tome 2, chapitre 56 /vo 91.1/5 – (8) Tome 7, chapitre 195 /vo 499.1/5 – (9) Tome 10, chapitre 24 /vo 639.1/6 – (10) Tome 4, chapitre 125 /vo 262.1/11 – (11) Tome 7, chapitre 224 /vo 527.1/8 – (12) Tome 5, chapitre 20 /vo 332.1/5 – (13) Tome 7, chapitre 196 /vo 500.1/5 – (14) Tome 6, chapitre 113 /vo 422.1/8 – (15) Ib°, chapitre 118 /vo 427.1/9 – (16) Tome 2, chapitre 12 /vo 50.6 – (17) Tome 5, chapitre 20 /vo 332.1/5 – (18) Tome 6, chapitre 136 /vo 6.136 – (19) Tome 8, chapitre 15 /vo 554.1/12 – (20) Tome 10, chapitre 35 /vo 649.1 – (21) Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, Livre V, § 10, 3 – (22) J P Migne Dictionnaire hagiographique, 1850, page 356 – (23) Abbé Migne, Dictionnaire des apocryphes, 1858, Tome second, page 159

Nathanaël ben Faba

Est un «chef important» selon la présentation qu’on en fait. Il veut absolument parler au Maître lors du complot que trame Chouza pour le couronnement de Jésus1. Le sentiment de son rang lui fait fréquenter le groupe des synhédristes qui complotent avec Judas*2. Mais aux funérailles de Lazare*, il se trouve aux cotés de Timon* et d’Eléazar*, connus comme sympathisants de Jésus3.

Recoupements historiques

Historiquement Nathanaël ben Faba appartient à la famille illustre des Phiabi : plusieurs de ses membres siégèrent au Sanhédrin. Sa proximité avec Dorothée* ben Nathanaël, laisse supposer qu’il en était le père.

Une anecdote talmudique peu connue indique que le surnom faba (fève en latin) fut donné par jeu de mots aux descendants d’Ismaël ben Phiabi du fait de leur arrogance et parce qu’ils prenaient des biens ne leur appartenant pas4.

(1) Tome 6, chapitre 155 /vo 463.10 – (2) Tome 7, chapitre 232 /vo 535.7 – (3) Tome 8, chapitre 6 /vo 546.6 – (4) Yevamos 63a et Gemara à Yoma 39b

Nathanaël, de Jérusalem

Est le fils d’un orfèvre bien connu de l’apôtre Thomas*, orfèvre lui-même.

Près de Modin, le groupe des apôtres rencontre le cortège de la fiancée de Nathanaël. Abraham, un bijoutier qui l’accompagne, vante, à qui veut l’entendre, la richesse des futurs époux. Il parle trop. L’afflux des pélerins pour la Pâque, attire aussi les brigands : ils s’approchent, on les entends. C’est la panique.

Jésus s’avance vers les fourrés où sont tapis les brigands : il leur parle sans les voir. Les brigands renoncent à leur méfait1. Dans la bande qui reflue, il y a Dismas* : le bon larron2.

(1) Tome 3, chapitre 85 /vo 223.4 – (2) Cf. Luc 23,42

Navigateur paralysé

Est un marin phénicien rendu tétraplégique par la chute d’une cargaison mal arrimée. Il a quarante ans. Il a foi en Jésus : il ne rejette personne.

Sa femme le transporte en Galilée et en Judée à sa recherche. Ils finissent par trouver Jésus à Nobé, une bourgade près de Jérusalem.

Jésus demande à la femme du marin de le tenir pendant qu’il appuie sa main à l’endroit du choc. «Quel feu !» s’écrie le marin qui bondit sur ses pieds à l’invitation de Jésus1.

(1) Tome 7, chapitre 228 /vo 531.1/21

Nérée et Quintus

Sont deux esclaves de Marius Sévère*. Ils assistent médusés à la guérison subite d’Aquila*. Ce vieil esclave est presque paralysé. Sur son lit, il entend un commandement : «lève-toi». Aquila se précipite à la recherche de son maître qui l’a appelé en pensée. Mais c’est Jésus qui lui a envoyé cet ordre. Il répond ainsi à la prière de Marius1.

(1) Tome 6, chapitre 145 /vo 453.8/9

Nicodème, le synhédriste

Il vient trouver Jésus la nuit selon Jean 3,1-21.

C’est un ami de Lazare* et de Joseph d’Arimathie*. Au Sanhédrin*, il siège dans la chambre des gros propriétaires terriens. En plus de sa maison de Jérusalem, il possède, notamment, des terres près d’Emmaüs de la plaine et une propriété à Rama, là où habitent les parents de Thomas* l’apôtre.

Il confie à Lazare ses bonnes dispositions envers Jésus1. Il le rencontre lors d’un banquet donné par Joseph d’Arimathie2. Enfin il vient trouver Jésus seul à seul de nuit selon Jean 3,5. Il lui confie ses interrogations. Jésus lui indique la nécessité de renaître de l’Esprit3.

Jésus imagine que les notables qui le rallient (Lazare, Chouza*, Joseph d’Arimathie, Nicodème) vont pouvoir évangéliser les puissants de Judée, mais ce projet ne se concrétise pas : face à l’hostilité naissante du Sanhédrin, c’est la prudence qui l’emporte chez ces disciples4. Ils sont disciples, mais «en secret, par peur des juifs5». Cette prudence n’est cependant pas timorée : Joseph d’Arimathie et Nicodème, informent Jésus de ce qui se trame contre Lui6.

Ils prennent le parti de la justice contre le fils d’Anne le Grand Prêtre*, Éléazar*, coupable de viol et de meurtre, et pourtant innocenté7. Nicodème s’oppose ouvertement au Sanhédrin en prenant la défense de Jésus selon Jean 7, 50-538.

La mentalité de Nicodème évolue tout au long de la Vie Publique en se libérant des préjugés sociaux.

C’est un personnage franc : il ne supporte pas la duplicité de Judas* qu’il traite de caméléon9.

Il est aussi généreux : il abandonne ses récoltes aux indigents en témoignage de l’année de grâce. Jésus l’interroge : «Comment sais-tu que c’est une année de grâce et pas la suivante ?

– À mon intelligence s’est unie une lumière du Ciel. Mon Maître, je voulais que les pauvres jouissent des dons de Dieu, pendant que Dieu est encore parmi les pauvres…10».

Nicodème est actif : Il évangélise les alentours de Jérusalem, notamment Nobé et Rama de Benjamin (À une dizaine de kilomètres au nord de Jérusalem), avec le concours des autres apôtres et disciples11.

Il finit par afficher clairement ses convictions en quittant le Sanhédrin lors du procès de Jésus12. Il est présent sur le calvaire et va, avec son ami Joseph d’Arimathie demander à Pilate* le corps de Jésus13. Pour la sépulture, il fournit 100 livres d’aromates (aloès et myrrhe)14.

Il est témoin de la Résurrection et de l’Ascension. Jésus le remercie avec les notables engagés à sa suite : «Toi, Lazare, mon ami. Toi, Joseph, et toi, Nicodème, pleins de pitié pour le Christ quand cela pouvait être un grand danger15».

Recoupements historiques

Saint Nicodème est fêté le 3 août.

Dans l’Évangile de saint Jean, il est appelé «Docteur d’Israël16», parfois traduit par « chargé d’enseigner ». Dans Maria Valtorta, Joseph d’Arimathie fait écho à ce titre en présentant Nicodème à Jésus, comme «chef des juifs17».

On lui attribue un évangile apocryphe connu sous le nom d’Actes de Pilate. On y raconte notamment la descente aux Enfers du Christ. Selon Mgr Gaume, cet évangile a eu une grande influence au moyen-âge : on lui attribuait beaucoup de crédit, non comme une œuvre canonique, mais comme un ouvrage édifiant18.

Selon le Talmud de Babylone, Nicodème était l’une des trois personnes les plus riches de Jérusalem : «Il aurait pu nourrir tout le peuple d’Israël pendant dix jours19. Nicodème (Naqdimon en hébreu) était un surnom. Son nom était Bonaï (ou Nakkaï) ben Gorion et son illustre famille originaire de Jéricho20.

Selon Flavius Josèphe, Joseph ben Gurion, son fils, fut choisi comme l’un des chefs de Jérusalem lors du siège de la ville par les romains21.

À Lucques en Toscane, dans la cathédrale Saint-Martin (Le Duomo), on vénère la Sainte Face (Volto Santo); une relique différente du voile de Véronique (Nique*)22. Cette relique se présente sous la forme d’un crucifix qui aurait été sculpté de mémoire par Nicodème. La relique est vénérée depuis plus de 1.000 ans , mais on pense que la représentation actuelle est une copie du XIème siècle.

Cette tradition fait écho à un détail rapporté par Maria Valtorta : Nicodème, rompant avec les interdictions de l’Ancienne Alliance sur la représentation humaine, fait réaliser une statue du Christ crucifié dans lequel il enferme le suaire (voile du visage). Il réalise ainsi le premier crucifix de l’histoire. À cette occasion, il donne à la Vierge Marie le linceul (drap enveloppant le corps) qu’il avait recueilli avec Joseph d’Arimathie23.

Nicodème, mourant, aurait été hébergé par Gamaliel*24 qui l’enterra à Kaphar-Gamala (Beit Jimal) avec Étienne*, le premier martyr. Ses reliques auraient été découvertes en 415.

(1) Tome 2, chapitre 80 /vo 113.5 – (2) Ib°, chapitre 81 /vo 114.3/9 – (3) Ib°, chapitre 83 /vo 116.4/6 – (4) Ib° – (5) Cf. Jean 19, 38-39 – (6) Tome 4, chapitre 146 /vo 282.3/7 – (7) Tome 5, chapitre 66 /vo 376.7/11 – (8) Tome 7, chapitre 186 /vo 491.1/8 – (9) Tome 2, chapitre 80 /vo 113.5 – (10) Tome 6, chapitre 96 /vo 407.1/7 – (11) Tome 7, chapitre 184 /vo 489.1/8 – (12) Tome 9, chapitre 22 /vo 604.8/12 – (13) Ib°, chapitre 29 /vo 609.16/35 – (14) Ib° et chapitre 30 /vo 610.1/15 – (15) Tome 10, chapitre 23 /vo 638.19/23 – (16) Cf. Jean 3,10 – (17) Tome 9, chapitre 29 /vo 609.16/35 – (18) Mgr Gaume, Histoire du bon larron, 1893, page 13 – (19) Talmud, traité Gitlin ou des Divorces, chapitre V, § 56 – (20) Talmud Bavli Ta’anit, 20a – (21) Flavius Josèphe, Antiquités juives, 14, 37 – (22) Guérin, Terre Sainte, 1850, Tome 2, page 217 – (23) Tome 10, chapitre 29 /vo 644.1/9 – (24) Johannes Sepp, Vie de Jésus, Tome 1 ch 3 page 141

Nicolaï, d’Antioche, le diacre

Est un prosélyte, païen converti au judaïsme. Il s’est voué au naziréat, une forme de consécration à Dieu. Il est de la famille de Ptolmaï*, l’intendant des propriétés de Lazare* à Antioche de Syrie. C’est un homme robuste, dans la force de l’âge1.

Nicolaï a été converti par Jean d’Endor*, un galérien exilé à Antioche. Il vient en Galilée pour rencontrer Jésus. Cela survient à Capharnaüm dans un moment d’épreuve : après le discours sur le Pain de Vie2, un grand nombre de disciples cesse de suivre Jésus3. Il demande à parler à Jésus et lui confesse : «Je t’aime, Seigneur, parce que tu es saint et doux. Je crois en Toi. Tes actions, tes paroles, m’avaient déjà fait tien. Mais ta miséricorde de tout à l’heure pour les coupables, m’a décidé. Seigneur, accueille-moi à la place de ceux qui t’abandonnent ! Je viens à Toi avec tout ce que j’ai : la vie et les biens. Tout !4». Jésus y voit une consolation envoyée par son Père et le prend à sa suite.

Il le charge d’accompagner dans un lieu sûr, Sabéa la prophétesse* menacée5.

Il fait l’admiration des apôtres* : ils le citent en exemple parmi d’autres disciples6. On le retrouve au Thabor avec les cinq cent disciples témoins du Christ ressuscité7.

À l’Ascension, Jésus l’appelle parmi ses proches : «Toi, Nicolaï, prosélyte qui as su me consoler de la douleur des fils de cette Nation8».

Selon les Actes des apôtres, il devient l’un des sept premiers diacres9.

Recoupements historiques

Nicolas est fêté le 28 juillet avec les premiers diacres Procore, Nicanor, Timon* et Parménas.

Mais selon Mgr Gaume10 Nicolaï n’a jamais été canonisé. Les martyrologes de référence n’en ont d’ailleurs pas trace.

Selon Eusèbe de Césarée11, Nicolas pratiquait l’ascétisme, considérant les désirs du corps comme de peu d’importance, et suivait la vie communautaire. Saint Augustin rapporte12 qu’il fut accusé d’un attachement excessif à une très-belle femme qu’il avait épousée. Il offrit, dit-on, de la livrer à quiconque voudrait devenir son mari.

On lui prête la paternité de la secte des nicolaïtes. Ces gnostiques sont dénoncés par deux fois dans l’Apocalypse comme haïssables13. Ils avaient des mœurs relâchés et leur nom est devenu, au moyen-âge, synonyme des clercs mariés.

Au XVIIIème siècle, Mgr Augustin Calmet14 dissocie cette secte du prosélyte d’Antioche. Selon lui, les nicolaïtes doivent leur nom à un homonyme, ce que défendait déjà Cassien au Vème siècle. Selon Jean-François Lavère15 la naissance de cette secte doit plutôt être rattachée à une mauvaise interprétation du geste rapporté par saint Augustin et de l’enseignement du diacre.

Maria Valtorta réhabilite, elle aussi, la mémoire de ce diacre.

(1) Tome 8, chapitre 39 /vo 578.1/5 – (2) Cf. Jean 6,66 – (3) Ib°, chapitre 44 /vo 354.1/16 – (4) Tome 5, chapitre 45 /vo 355.6/8 – (5) Tome 7, chapitre 232 /vo 535.1 – (6) Tome 8, chapitre 45 /vo 584.13 – (7) Cf. 1Corinthiens 15,6; 10.20 – (8) Tome 10, chapitre 23 /vo 638.19/23 – (9) Cf. Actes 6,5 – (10) Mgr Gaume, Biographies évangéliques, Tome 2 page 53 – (11) Eusèbe de Césarée, Histoire ecclédiastique, Livre III, §3,29 – (12) Saint Augustin, Des hérésies, V – (13) Cf. Apocalypse 2, 6 et 2, 14–15 – (14) Mgr A. Calmet, Histoire de l’Ancien et du Nouveau Testament et des juifs, 1737, Tome 4, page 20 – (15) Jean-François Lavère, L’énigme Valtorta, RSI 2012

Nicomède, le médecin

Est un homme plutôt âgé, d’aspect digne1. Son nom le suppose grec d’Asie Mineure. C’est le médecin des romains de Jérusalem. Il soigne la gangrène de Lazare* en souvenir reconnaissant pour son père Théophile*, gouverneur syrien d’Antioche. Il tente d’enrayer la maladie mortelle avec des reconstituants et des potions «selon les vieux principes des grands maîtres de la médecine».

Par ailleurs, il a contrôlé le cas de personnes subitement guéries par Jésus quand leur cas était désespéré. Il confie ses conclusions à Marthe* et Marie de Magdala* : «Il sort de Lui une puissance étrange. Un fluide mystérieux qui ranime et rassemble les forces dispersées et leur impose de guérir. Je l’ai suivi aussi, en restant mêlé à la foule. J’ai vu des choses merveilleuses». Il incite les deux sœurs à faire appel à Jésus : «On lit que les dieux sont descendus parfois sur la Terre. Moi, je n’y avais jamais cru. Mais je croirai en Lui et deviendrai son disciple si je vois que Lazare ressuscite. Car désormais, plutôt que de guérison, c’est de résurrection dont il faut parler2».

*

L’Antiquité garde la trace d’un médecin nommé Nicomède, originaire de Smyrne. Mais aucun élément supplémentaire ne permet de faire le lien avec le personnage décrit ici3.

(1) Tome 8, chapitre 3 /vo 543.1/5 – (2) Ib° – (3) Anthologie grecque, Notice bibliographiques et litteraires sur les poètes de l’Anthologie,1863

Nicomède Philadelphius

Est un marin crétois de Paléocastro (Est de la Crète), habile et expérimenté. Il fut l’ami de Théophile, père de Lazare*, gouverneur syrien d’Antioche. C’est un homme brun comme un égyptien, dit Maria Valtorta, beau, svelte, sévère, d’environ quarante ans1.

Il transporte Jean d’Endor*, Sintica* et quelques apôtres qui les accompagnent, vers la métropole de Syrie. Sur le trajet, il essuie une tempête d’une rare violence : elle manque de le faire sombrer «pour la première fois de sa vie». Il n’en revient pas2.

À cette occasion, il découvre la puissance de l’intercession de la Vierge Marie* que les apôtres sollicitent : elle assure l’issue favorable du voyage. Son onguent, confié à Sintica*, guérit Démété* un marin au crâne fracassé par la bôme de la voile3.

*

Dans l’antiquité, les crétois étaient des marins réputés. Ils avaient exploré les contours de l’Afrique, jusqu’aux Indes.

(1) Tome 5, chapitre 7 / vo 319.2/6 – (2) Ib°, chapitre 8 /vo 320.1/7 – (3) Ib°, chapitre 9 /vo 321.1/6

Niké (Véronique)

Est une femme de la Diaspora. Veuve de quarante ans environ et sans enfants, elle vient s’installer au plus proche de la Cité Sainte de Jérusalem qu’elle vénère : elle choisit Jéricho où elle acquiert des terres.

Elle entend parler de Jésus par ses disciples et décide alors de mettre sa vie et ses biens au service des pauvres de Jésus, qui accepte1. Il la charge de prendre régulièrement soin d’Élie l’essénien* retiré comme ermite au Carit, un massif désertique près de Jéricho2.

Elle hérite de la garde d’Egla*, une jeune esclave israélite rachetée par Claudia Procula*. Nike ne demandait pas mieux : «Elle m’en a tant prié, dit Jésus, et c’est une juste prière. La veuve sans enfants aura un saint amour, et la fillette sans parents une mère vraiment Israélite3». Nike acquiert une maison à Jérusalem, afin d’être près de Jésus chaque fois qu’il vient à Jérusalem pour les fêtes juives4.

Elle collabore avec Zachée* le publicain de Jéricho. Après sa conversion5 il se lance dans une œuvre de charité destinée à la reconversion des pécheurs et des parias6.

Nike met à la disposition des apôtres et disciples les fruits de sa riche propriété située sur la route de Jéricho à Jérusalem7. Tous, à qui mieux mieux, louent son accueil: «De bons fruits ! dit l’un.

– Et une bonne disciple, dit l’autre.

– Une belle maison, sans luxe, mais sans misère, reprend un troisième.

– Et dirigée par une femme qui exerce une douce autorité. Ordre, propreté, respect et aussi tendresse.

– Quels beaux champs elle a autour ! Une richesse !8».

Sa générosité et sa compassion sont récompensées lors de la Passion, par le miracle de son voile : elle a préparé un linge pour que le condamné puisse s’en ceindre les reins au lieu des chiffons utilisés habituellement. Sur la Via Dolorosa, elle croise Jésus en sueur, aveuglé par le sang. Elle lui tend le linge préparé pour qu’il s’essuie. Jésus se rafraîchit et lui rend le linge9. Elle veut garder le linge comme relique, mais elle craint la foule menaçante ameutée par son geste de pitié. Escortée des romaines sypathisantes, présentes elles aussi, elle se réfugie dans sa maison de Jérusalem. Elle s’effondre en pleurs.

Le tremblement de terre la terrifie : elle tombe évanouie. Revenue à elle, elle veut embrasser la relique et y découvre le visage imprimé du Rédempteur. En hâte, elle court chez la Vierge Marie* à peine revenue de la sépulture. La vue de la relique la réconforte10.

Nike est présente à l’Ascension11.

Lors des premières persécutions, sa propriété devient l’un des refuges pour les disciples12.

Recoupements historiques

Sainte Véronique est fêtée le 4 février en Occident et le 4 octobre en Orient.

Elle n’est pas nommée dans les Évangiles et le miracle du voile n’y est pas mentionné, mais la 6ème station du chemin de croix traditionnel commémore son geste.

La transformation de son nom de Niké (Victoire, en grec) en Véronique, hésite entre plusieurs hypothèses mêlant grec et latin. La plus courante est l’amalgamme fait avec le voile miraculeux : la Vera Ikon, ou vraie image.

Au moyen-âge, légende et tradition la disent mariée à Zachée. Elle aurait émigré avec lui en Gaule à Soulac-sur-mer (Gironde). Elle y serait morte en l’an 70 à l’âge de 87 ans13. Ses reliques sont vénérées dans la Basilique Notre-Dame de la fin des Terres. D’autres sources postulent que ses reliques furent transportées en l’église Saint-Surin de Bordeaux à la suite des guerres14.

En rapprochant ces informations des données de Maria Valtorta, on peut noter que son union, probablement platonique, avec Zachée est plausible : tout les deux sont de Jéricho et se consacrent au même apostolat des éprouvés. Leur émigration en Gaule est plausible. Lors des premières persécutions, il y eut une vague d’émigration : la famille de Béthanie par exemple.

Selon Saint Méthode de Tyr (IIIème siècle)15 elle serait passé par Rome où le Suaire aurait guéri l’empereur Tibère.

Selon Anne-Catherine Emmerich (XIXème siècle) Véronique était une vierge du Temple. Son nom était Séraphia.

(1) Tome 5, chapitre 63 /vo 373.1/ – (2) Ib°, chapitre 72 /vo 382.1/7 – (3) Tome 6, chapitre 78 /vo 388.4 – (4) Tome 7, chapitre 202 /vo 505.1 – (5) Cf. Luc 19, 2-7 – (6) Tome 7, chapitre 219 /vo 522.9 et 221 /vo 524.1 – (7) Tome 8, chapitre 39 /vo 578.1/5 – (8) Tome 7, chapitre 229 /vo 532.1 – (9) Tome 9, chapitre 28 /vo 608.9 – (10) Ib°, chapitre 33 /vo 612.19/22 – (11) Tome 10, chapitre 23 /vo 638.19/23 – (12) Ib°, chapitre 34 /vo 648.1 – (13) P. Philippe Labbé, Nouvelle bibliothèque des manuscrits, Tome I, page 629 et Tome II, page 265 – (14) Rapporté par Mgr Gaume dans Vie de saints 1880 – (16) Mariani Scoli chronicon ad. An 39

Noémie, de Béthanie

A été la nourrice de Lazare* et de Marie de Magdala*1. Au moment de la vie publique de Jésus, c’est une belle femme, âgée mais agréable.

Quand elle apprend la conversion de Marie de Magdala, elle ne peut retenir sa joie : Elle retrouve «la rose de la maison» qui dormait dans son berceau après avoir sucé son sein2.

Lors d’un séjour de la Vierge Marie* à Béthanie, Noémi lui indique la manière de teindre les vêtements avec la pourpre3. Marie utilise ces conseils pour teindre les vêtements que Jésus porte durant la Passion.

En quittant Béthanie, la vierge Marie bénit Noémi et l’incite à se nourrir à son tour des paroles que Marie et Marthe* lui diront. Elle finira ainsi par voir en Jésus «beaucoup plus que l’exorciste qui délivre les cœurs du démon4».

Noémi est présente à l’agonie et à la mort de Lazare5, comme à sa résurrection. C’est elle qui, sur ordre de Jésus, revient avec des vêtements pour Lazare ressuscité6.

*

Son nom n’apparaît pas dans la tradition relative à l’exil de la famille de Béthanie en Gaule Narbonnaise (Provence). Elle pouvait être décédée à cette époque.

(1) Tome 8, chapitre 4 /vo 544.1/12 – (2) Tome 4, chapitre 117 /vo 254.7/10 – (3) Ib°, chapitre 118 /vo 255.6/7 – (4) Ib° – (5) Tome 8, chapitre 4 /vo 544.1/12 – (6) Ib°, chapitre 8 /vo 548.4/22

Noémie, de Capharnaüm

Voir Zacharie et les ingrats.

Noémie, d’Éphraïm

Habite sur les hauteurs de ce village de Samarie, battues par la tramontane. Cela permet de cueillir tardivement des fleurs d’amandier pour la venue de Marie*1. Elle vient rejoindre son fils exilé à la suite du décret du Sanhédrin2.

De ce village, Jésus, sa mère et ses disciples commencent la montée vers Jérusalem. Jésus y vivra sa Passion.

(1) Tome 8, chapitre 27 /vo 566.1/23 – (2) Cf. Jean 11,54

Noémie, de Nazareth

Voir Mathathias et Sara, de Nazareth.

Noémie, de Pergé

Est une prosélyte d’Anatolie (Turquie actuelle). Enceinte, elle accompagne son mari – sans doute de la race de David, – à Bethléem, pour le recensement. Elle y arrive tandis que la Vierge Marie* et saint Joseph* y sont encore.

Son mari décède alors qu’elle n’est mère que depuis vingt jours. Sous le choc, son lait se tarit et elle se couvre de pustules. Elle est rejetée comme lépreuse. Seule Marie, alors jeune mère comme elle, vient nourrir son enfant Jean* devenu, par la suite, chef de la synagogue d’Éphèse.

Trente et un ans plus tard, elle vient en Judée avec son fils aveugle. Elle a le même âge que la Vierge Marie, soit 46/47 ans environ. Elle recherche la Sainte Famille, ne pouvant croire qu’elle ait péri dans le massacre. Elle retrouve enfin Jésus et Marie1. Jésus guérit Jean d’Éphèse de sa cécité naissante.

Elle et son fils restent en Palestine et deviennent disciples. Jésus confie à Noémi et à Myrta*, le soin d’Aurea*, une jeune esclave promise à la débauche2.

Jésus épargne à Noémi le spectacle de sa Passion en la tenant éloignée de Jérusalem3.

*

Son fils, Jean d’Ephèse est très probablement le prêtre Jean évoqué dans la 2ème et 3ème lettre de Saint Jean. Selon Maria Valtorta, il avait été nourri du même lait que Jésus.

(1) Tome 5, chapitre 55 /vo 365.7/10 – (2) Tome 6, chapitre 125 /vo – (3) Tome 8, chapitre 38 /vo 577.3

Notables de Giscala

Ces trois scribes de Giscala se sont déplacés un shabbat – selon les règles, précisent-ils – pour soumettre à Jésus un cas de conscience: Un homme s’est absenté de la ville pendant quatorze mois. Au retour, il a appris l’adultère de sa femme avec Marc*, un notable aussi. Le mari a tué secrètement sa femme. Marc, l’amant, s’est réfugié à Cédès. Le meurtre a été connu. Le mari homicide a été jugé et tué. La nourrice a présenté l’enfant à l’amant qui l’a refusé.

Qu’en pense Jésus ?

Il questionne : comment le mari a-t-il connu l’adultère ? L’enfant était présenté comme celui d’une parente morte en couche et la liaison était discrète.

C’est un des trois scibes, soupirant éconduit, qui a dressé le mari contre sa femme. Le deuxième, parent de l’amant, a dénoncé l’homicide pour se venger.

Tout le monde est coupable, sauf l’enfant dit Jésus : le mari, d’avoir délaissé sa femme; la femme, de l’adultère; l’amant, de l’adultère et de la lâcheté; le soupirant éconduit, de dénonciaiton; le parent, de vengeance.

Il demande pitié pour l’enfant. Personne ne veut se charger de ce «bâtard». Jésus le confie à Sara d’Aféca*, une disciple.

*

Giscala était un centre de formation rabbinique au nord de la Palestine. Hillel*, un grand Docteur de la loi, y est enterré, comme son adversaire Schammaï*, pas très loin. Il est fondé que Maria Valtorta signale plusieurs scribes dans cette région loin de Jérusalem.

Cédès était une ville-refuge. Il permettait aux fugitifs d’y trouver asile2. Elle est proche, en effet, de Giscala.

(1) Tome 7, chapitre 166 /vo 472.1/10 – (2) Cf. Josué 12,22

Nubi, l’esclave

Voir Anibé et Nubi, esclaves.