Quatre héritiers

Ils viennent interroger Jésus au Temple : ils sont quatre frères légitimes plus un fils illégitime né d’une servante, mais adopté par le père récemment décédé. La situation a semé discorde et rancœur dans la famille : la mère est morte de chagrin. Les quatre frères ne veulent pas partager les terres et les propriétés avec le bâtard. Mais ils sont prisonniers du serment d’équité juré à leur père. Que faire ?

Que chacun vende le cinquième des terres et donne le juste prix à leur frère, répond Jésus. N’accablez pas l’innocent.

Pharisiens et scribes s’approchent et le questionnent : Il a jugé comme Salomon. D’où lui viennent cette autorité et son pouvoir de faire des prodiges ?

Jésus leur retourne la question selon l’Évangile1 : «À mon tour, je vais vous poser une seule question. Si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela : Le baptême de Jean, d’où venait-il: du ciel ou des hommes?».

Ils sont pris à leur propre piège et ne savent pas comment répondre. Jésus ne répond plus selon sa parole2.

C’est le lundi saint et quatre jours plus tard, la Passion.

(1) Cf. Matthieu 21,23-27; Marc 11,27-33; Luc 20, 1-8 – (2) Tome 9, chapitre 11 /vo 592.18

Quintus, l’esclave

Voir Nérée et Quintus.

Quintus Felix

Est un légionnaire de la cohorte italique. Cette unité était encore récemment commandée par Publius Quintilianus*, commandant de l’escorte personnelle de Claudia Procula*. Quintus Felix est de garde à l’Antonia. Une personne anonyme, mais que l’on devine être la femme du Proconsul, a chargé les gardes de veiller sur Jésus.

«Salut, Maître dit Quintus à Jésus. Parles-tu aussi aujourd’hui à l’intérieur du Temple ?

– Oui, je parlerai.

– Alors prends garde à Toi. Quelqu’un qui est au courant nous a avertis, et quelqu’une qui t’admire a commandé de veiller sur Toi. Nous serons près du souterrain du côté de l’orient. En connais-tu l’entrée ?

– Je ne l’ignore pas, mais il est fermé aux deux bouts.

– Tu le crois ?» dit le légionnaire en riant puis il salue Jésus : «Salut, Maître. Souviens-toi de Quintus Félix.

– Je m’en souviendrai, dit Jésus en le quittant. Que la Lumière t’éclaire.»

Le renseignement est opportun. Jésus accuse les scribes et les pharisiens d’avoir Satan pour père selon Jean 8,21-59. Pire, il se proclame l’égal de Dieu. De colère, le groupe des opposants veut l’écharper. Jésus s’enfuit par le souterrain indiqué par Quintus Felix1.

*

On connaît un saint Félix. Il subit le martyre le 17 septembre 69, sous Néron. Mais on ne dispose pas de précisions permettant de l’identifier au personnage de Maria Valtorta.

La présence de tunnels sous l’esplanade du Temple, à l’endroit indiqué par Maria Valtorta, est attestée par l’archéologie.

(1) Tome 7, chapitre 204 /vo 507.2

Quintus, de Pergé

Est un gentil (goï ou païen) venu au Temple lors la fête des Tentes spécialement pour écouter Jésus : Il ne méprise pas les païens comme lui.

«Je suis presque juif, confie-t-il à un autre gentil. Mon père était un helléniste d’Iconium (une ville de la Turquie actuelle). Mais il épousa une romaine à Antioche de Cilicie (autre ville de Turquie). Il mourut avant ma naissance, mais la semence est hébraïque1».

Il assiste à l’altercation entre Jésus et les scribes à propos de ses origines : «Vous savez qui je suis et d’où je viens !» s’étonne Jésus selon Jean 7,25-30.

On se demande si Quintus de Pergé et Quintus Felix ci-dessus sont une seule et même personne.

(1) Tome 7, chapitre 182 /vo 487.1/11

Quirinius et Sentius Saturninus

Quirinius est connu des Évangiles1 comme gouverneur romain de la Province de Syrie à l’époque du recensement.

Jésus, dans l’œuvre de Maria Valtorta, se fait historiquement plus précis : «Ma Mère qui était déjà sur le point d’enfanter, vint à Bethléem, sur l’ordre de César Auguste, et sur l’avis du délégué impérial, Publius Sulpicius Quirinus, alors qu’était gouverneur de la Palestine Sentius Saturninus. L’avis ordonnait le recensement de tous les habitants de l’Empire. Ceux qui n’étaient pas esclaves devaient se rendre à leur lieu d’origine pour s’inscrire sur les registres de l’Empire. Joseph, époux de la Mère, était de la race de David et pareillement la Mère. Obéissant donc à cet avis, ils quittèrent Nazareth pour venir à Bethléem, berceau de la race royale2».

Recoupements historiques

Les recensements périodiques dans l’empire romain sont attestés par Dion Cassius (début du IIIème siècle)3. D’abord réservé aux citoyens romains, le recensement fut étendu ensuite à tous les habitants de l’empire.

Selon Flavius Josèphe, à l’époque de Caius Sentius Saturninus l’aîné (8 à 6 av. J.C. environ), il y avait plusieurs gouverneurs en Syrie4 comme l’évoque le texte de Maria Valtorta.

Un recensement durait plusieurs mois. Il s’effectuait principalement durant les périodes libres de travaux des champs : automne et hiver notamment.

(1) Cf. Luc 2,1-3 – (2) Tome 2, chapitre 37 /vo 73.1/11 – (3) in C. NICOLET – L’inventaire du monde, Paris 1988 Éd. Fayard, pages 133-157 – (4) Flavius Josèphe, Antiquités Juives, XVI:280,34