Monseigneur René Laurentin et Maria Valtorta

Monseigneur René Laurentin,
19 octobre 1917 - 10 septembre 2017
«  Ce que nous relevons et admirons, c’est la solidité du théologien, le sérieux de l’historien, l’agilité du journaliste, capable de transmettre ce qu’il avait si profondément travaillé. Je voudrais souligner la ferveur du croyant, témoin du bonheur de l’autre monde, promis par Marie à Bernadette. » 
Cet hommage du père André Cabes, recteur du sanctuaire de Lourdes, juste après le décès du grand théologien, montre combien ce dernier, toute sa vie, a été l’avocat d’une seule cause, un humble témoin du Ciel.

Le père Laurentin, prêtre et historien des apparitions de Lourdes, est décédé dimanche 10 septembre 2017. Grande figure de l’Église Française du vingtième siècle, René Laurentin est un grand défenseur des phénomènes d’apparition. Pour preuve cette lumineuse réponse lorsqu’on lui parlait de ces phénomènes surnaturels :
«  Les apparitions rendent la ferveur, un amour actif, persévérant, un amour qui sait se traduire en actes. »
Lors d'une rencontre avec Jean-François Lavère, il a découvert Maria Valtorta et grâce ensuite à une collaboration avec François-Michel Debroise pendant plusieurs autres années, il conclut :
« J’ai entrepris avec Monsieur Debroise une analyse comparative. Il l’abordait en positif, et moi selon l’esprit critique recommandé par le Saint-siège qui avait mis à l’index la Vie de Jésus par Maria Valtorta au lendemain de la mort de Pie XII (en 1958). Notre étude comparative, méthodique et minutieuse a progressé dans un accord parfait malgré la distance de nos positions initiales. Je retiendrais ici ce qui concerne Maria Valtorta. Elle émerge et se recommande à bien des titres : 
1 - Une transmission parfaite : la vie de l’évangile écrite de sa main, à la différence de Catherine Emmerich rédigée sous plusieurs formes par le grand écrivain allemand Brentano. 
2 - Elle est sobre en comparaison de Marie d’Agreda dont la vie abonde en épisodes merveilleux. 
3 - Elle est beaucoup plus proche de la réalité que les deux précédentes d’après les conclusions critiques et positives de l’exégèse récente avec tous ses instruments scientifiques.
4 - Bien que son état de grabataire ne lui ait permis aucun voyage en Palestine, aucune recherche en bibliothèque, ses descriptions sont généralement conformes aux paysages ainsi qu’aux données de l’archéologie parfois de manière surprenante. 
5 - Elle explique précisément son expérience. Elle a vu les épisodes se dérouler sous ses yeux comme un film. Son expérience est analogue, non sans variance, avec celle de Thérèse Neumann. 
6 - Sa vie de longue souffrance, vécue dans un abandon total à Dieu, témoigne de sa sainteté.
Comme les voyantes précédentes, elle ne s’éloigne en rien de l’Évangile, ne le contredit nulle part, n’y ajoute pas des enseignements étrangers et reste conforme à l’esprit de l’Évangile. Par ailleurs, elle est celle qui ajoute aux épisodes racontés par l’évangile bien d’autres épisodes ignorés, même s’ils s’inscrivent aisément en marge de l’évangile sans contradiction ni rupture. (...)
7- Elle a recueilli les plus larges ralliements au sommet de celui de Pie XII qui l’a protégée discrètement. Le Saint-Office attendit la mort de Pie XII pour la mettre à l’index quelques mois plus tard, en 1960. Mais l’index fut aboli par Paul VI au lendemain du concile en 1966 et par des conciliabules discrets entre la Congrégation de la Foi et le Secrétariat de la Conférence Épiscopale italienne : il fut convenu que la continuation de la publication ne serait pas incriminée s’il était dit quelque part qu’il s’agissait de l’œuvre personnelle de Maria Valtorta (et non d’une révélation). On s’étonne que cette convention n’ait pas fait supprimer sur la couverture la mention « l’Évangile tel qu’il m’a été révélé », mais cela n’a provoqué que peu d’interventions ou protestations. Reste que le récit de Maria Valtorta n’est pas un 5ème évangile et ne relève pas du même type d’inspiration de l’Esprit Saint dont bénéficient les seuls évangiles révélés selon l’antique tradition de l’Église.»

Interview de Monseigneur René Laurentin 
sur l'Évangile tel qu´il m´a été révélé de Maria Valtorta
auteur : Jean-François Lavère

Dictionnaire des personnages de l'évangile selon Maria Valtorta
auteurs : Jean-François Lavère, Monseigneur René Laurentin, François-Michel Debroise

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