L’étonnante valeur scientifique des visions de Maria Valtorta

Parmi toutes les caractéristiques remarquables des visions de Maria Valtorta, il en est une qui ne cesse de surprendre : leur exactitude scientifique.

Maria Valtorta en 1948
- Le Recteur de l’Institut biblique pontificale, futur cardinal Bea, confesseur de Pie XII, s’étonne de leur précision « remarquable »1.
Le Père Dreyfus de l’Institut biblique de Jérusalem est surpris par le descriptif de quelques villes connues seulement de très rares spécialistes2, comme Alexandroscène, garnison romaine du sud Liban aujourd’hui disparue, ou comme Jerash (Gerasa) en Jordanie dont les fouilles archéologiques démontrèrent a posteriori la pertinence des descriptifs de Maria Valtorta.
Ou encore le Père Allegra, fondateur de l’Institut biblique de Hong-Kong et traducteur de la Bible en chinois, qui apprend tant et tant de choses sur la vie en Palestine à l’époque de Jésus3.

- Pourtant Maria Valtorta, grabataire au plus fort de la guerre, n’avait strictement aucun moyen de connaître la dizaine de disciplines scientifiques qu’elle maitrise : non pas comme un professeur qui expliquerait et démontrerait, mais comme une simple spectatrice qui relate fidèlement ce qu’elle voit et entend.

- Le chant de la fauvette charme le lecteur, mais le zoologiste remarque qu’il s’agit bien d’une espèce de Palestine4. Comme le botaniste identifie la plante qui étouffe les autres plantes dans la parabole du bon grain et de l’ivraie : la cuscute de Palestine. Le président des industries minières d’Italie, s’étonne, de même, de l’exactitude des descriptifs géologiques de la Palestine. Etc.

- Maria Valtorta s’attarde à la description des lunes et des ciels étoilés. Cela semble superflu. Mais l’ingénieur Jean-François Lavère a pu vérifier ainsi, à l’aide des puissants logiciels spécialisés, que les 263 descriptions lunaires sont exactes à la date indiquée et pour le lieu désigné. De même, un professeur de physique à "l’université des astronautes" de l’Indiana (La Purdue university), identifie, avec les mêmes moyens, que la configuration astrale minutieusement décrite dans une scène anodine, correspond à une configuration rare des planètes du temps de Jésus.

- On trouve ainsi 5.000 indications spatio-temporelles disséminées dans les récits, mais mises bout-à-bout, elles ont permis au polytechnicien Jean Aulagnier d’établir le calendrier des 1.200 jours5 de la vie publique de Jésus dont Maria Valtorta nous décrit un jour sur trois. Travaux repris et complétés par Jean-François Lavère.

- Celui-ci s’est attaqué aussi à la vérification systématique des données contenues dans l’œuvre de Maria Valtorta. De nombreuses années lui ont été nécessaires pour valider la pertinence des 12.000 indications relatives à diverses disciplines : archéologie, histoire, botanique, astronomie, zoologie, géographie ou géologie. Ses travaux ont commencés à être publiés6.
Les marges d’erreurs, qu’il relève, sont infimes et souvent dues à des imprécisions.

- Au terme d’une émission qu’il consacrait à Maria Valtorta, un journaliste de radio, constatait qu’on peut être pour ou contre cette œuvre, mais qu’on ne peut, en aucun cas, conclure : "circulez, il n’y a rien à voir !"

- Mais il y a encore plus étonnant, car ces scènes de la vie de Jésus, dont Pie XII encouragea la lecture, ne cessent de confirmer l’Évangile éternel : non pas celui que de fausses découvertes et de vraies omissions transforment en Da Vinci Code, mais celui que la tradition nous transmet depuis 2.000 ans.

- Certains, par exemple, veulent réduire le Verbe de Dieu à un simple initié de l’ésotérisme essénien. Déjà Judas le suppose dans Maria Valtorta, mais Jésus le détrompe : son enseignement est aux antipodes de celui des esséniens qui nient l’immortalité de l’âme en niant la résurrection finale et nient le libre arbitre de l’homme en renvoyant dos à dos vertus et vices7.
Dans l’œuvre, on voit des esséniens aux confins de la Mer morte. Mais Qumram ne fut découvert qu’en 1947, au moment où la vie de Jésus était déjà sur la table de Pie XII.

- Quand Dom Guéranger, abbé de Solesmes se demande comment Rome a pu être évangélisée en si peu de temps par un pécheur galiléen, Maria Valtorta l’explique par la société romaine d’occupation parfois touchée au point que Matthieu évoque furtivement l’intervention favorable de la femme de Ponce Pilate au procès de Jésus8. L’histoire et Maria Valtorta connaissent cette femme : c’est Claudia Procula, petite-fille adultérine de l’empereur Auguste9.
Elle a dans son entourage, Flavia d’humble condition. Elle épousera pourtant un plébéien au destin extraordinaire : Vespasien le futur empereur. Ce que l’histoire atteste aussi10. Elle fut la grand-mère de Sainte Domitille.
On pourrait de même et aussi simplement expliquer l’évangélisation rapide de la Gaule qui ne se réfère pourtant à aucun des apôtres11.

- Quand Jésus, sur la croix, annonce sa félicité proche au bon larron, Maria Valtorta le nomme Dismas. Il est fêté sous ce nom le 25 mars. Il avait déjà eu l’occasion d’écouter furtivement l’enseignement de Jésus12, ce qui le conduit à sa confession au seuil de la mort.

- On imagine souvent qu’au pied de la Croix il n’y avait que Jean et les saintes femmes autour de la Vierge Marie, mais Maria Valtorta décrit le groupe de disciples que Marc l’évangéliste évoque furtivement en retrait13. Parmi eux, il y a Nike (victoire en grec), une juive de la diaspora, que la tradition, mais non l’Évangile, connaît comme Véronique, celle qui essuya le visage de Jésus.
L’extraordinaire n’est pas dans les 750 personnages qu’on a pu recenser dans Maria Valtorta, mais dans le fait que le tiers soit confirmés par les sources historiques.

- Dans les enseignements de Jésus que relate Maria Valtorta, David Amos, un autre chercheur, a identifié 3.000 versets de l’Ancien testament. C’est bien à la Septante, bible en usage au temps du Christ, qu’ils se réfèrent, sans anachronismes. À cette bible à laquelle se réfère aussi le nouveau testament.
Phénomène remarquable : les citations de Jésus n’ont pas besoin de recourir à des notes de bas de page pour être comprises, si ce n’est pour les lieux et personnages historiques : elles se comprennent d’emblée comme elles devaient se comprendre à une époque où ces textes constituaient la culture populaire.

- La traduction du Tétragramme divin YHWH ou nom même de Dieu donné à Moïse14, fut traduit depuis le moyen-âge par la vocalise Jéhovah, puis complètement remplacé au XXe siècle par la vocalise Yahvé.
Maria Valtorta note minutieusement la façon dont Jésus vocalise ce tétragramme : curieusement la vocalise procède des deux prononciations15. Il reste donc beaucoup à étudier et à découvrir dans les récits de Maria Valtorta et dans de nombreuses disciplines !

- Au début du XXe siècle, Pie X s’en était pris violemment à l’exégèse moderniste qui sapait les fondements de la foi16. En 1943, au moment où Pie XII ouvre de nouveau la voie à l’exégèse historique catholique17, Jésus confie à l’humble Maria Valtorta les visions de sa vie en Palestine. Il donne raison à Pie X mais y répond différemment : par un défi lancé au positivisme, celui d’une œuvre spirituellement et scientifiquement inépuisable.

FMD, 23 mars 2017

  1. Lettre au Centro Editoriale Valtortiano 1952 - Pro e Contro Maria Valtorta, CEV.
  2. Ib° Lettre au Centro Editoriale Valtortiano, 1986.
  3. Critique de l’œuvre de Maria Valtorta, 1968-1970.
  4. Fauvette d’Arabie (Sylvia leucomelaena).
  5. 1218 jours : du départ de Jésus de Nazareth pour sa retraite au désert, jusqu’au jour de sa mort.
  6. L’énigme Valtorta, tome 1 et 2. Dictionnaire des personnages de l’Évangile et d’autres à venir.
  7. EMV 80 et 381.
  8. Matthieu 27, 19.
  9. Fille adultérine de Julie, seconde épouse de Tibère et fille d’Auguste.
  10. Elle eut trois enfants, Titus, Domitien et Domitilla.
  11. Voir les travaux de Jean Aulagnier, Le premier siècle chrétien, Résiac.
  12. EMV 223, 380, 524,
  13. Marc 15, 41.
  14. Exode 3,13-15.
  15. Volume 3, à la fin du chapitre 197, page 293.
  16. Pie X, Lamentabili sane exitu, (Avec des finalités lamentables), 4 juillet 1907, puis Pascendi Dominici Gregis, (Paître le troupeau), 8 septembre 1907.
  17. Divino afflante spiritu, Pie XII, 30 septembre 1943.

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